François Bayrou assure qu’il ne laissera "jamais" le centre à Emmanuel Macron

Publié à 07h34, le 01 décembre 2016 , Modifié à 09h19, le 01 décembre 2016

François Bayrou assure qu’il ne laissera "jamais" le centre à Emmanuel Macron
François Bayrou, le Louis XIV du centre. © AFP

François Bayrou, fasciné par Henri IV, est pourtant un peu le Louis XIV du centre. Si le roi soleil déclarait – selon la formule qui lui a été attribuée – que l’Etat c’était lui, le président du Modem pense la même chose quant au centre en France. Et l’espace centriste libéré pour l’élection présidentielle de 2017 par la défaite d’Alain Juppé à la primaire de la droite doit lui revenir. A lui et à lui seul. Pas à Emmanuel Macron qui lorgne pourtant sur le même électorat.

Le maire de Pau, qui laisse miroiter une nouvelle et quatrième candidature présidentielle, n’acceptera pas que le fondateur de "En Marche" - qu'il a qualifié "d'hologramme" - marche sur ses plates-bandes. Ainsi a-t-il déclaré, "en petit comité", selon Le Parisien de ce jeudi 1er décembre :

"

Jamais je ne laisserai le centre à Macron.

"

Est-ce à dire que François Bayrou sera candidat à l’Elysée pour ne pas offrir cet électorat centriste à l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande, lui-même déjà candidat déclaré à la présidentielle ? Le président du Modem laisse planer le doute et la porte ouverte. Emmanuel Macron a déjà devancé toute offensive en invitant l'ancien ministre de l'Education nationale à le rejoindre.

Plusieurs élus centristes ont pourtant d’ores et déjà rejoint Emmanuel Macron, comme Jean Arthuis ou Sylvie Goulard. Mais aussi une centaine de jeunes UDI qui seront selon toute vraisemblance exclus de la fédération centriste, en voie d’éclatement avec la création prochaine d’un nouveau parti centriste pro-Fillon par Hervé Morin et Maurice Leroy.

Mais un ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron semble très mal parti. Invité de BFMTV ce 1er décembre, le patron du Modem a déconstruit la proposition de l'ancien ministre de l'Économie de mettre fin au 35 heures, mais seulement pour les jeunes. Voici comment :

"

La première mesure qu’il a dite, c’est 'On supprime les heures sup' pour les jeunes.' À partir de 50 ans, dit-il - c’est un peu ingénu parce que ça laisse croire qu’à partir de 50 ans on est entré dans une catégorie vieillissante et je n’en crois évidemment rien, c’est une idée comme ça qui fait qu’on n’embauche plus les seniors, comme on dit - et si on dit en plus qu’ils travailleront moins, vous pouvez être sûr qu’ils trouveront pas d’emploi.



Ce que je veux, c’est réévaluer le travail. C’est qu’on puisse de nouveau, en France, être assuré de son avenir quand on travaille.

"

[EDIT 9h15] ajout déclarations sur BFMTV.

Du rab sur le Lab

PlusPlus