François Bayrou est persuadé d'avoir "un coup à jouer" pour la présidentielle 2017

Publié à 15h54, le 17 août 2016 , Modifié à 15h58, le 17 août 2016

François Bayrou est persuadé d'avoir "un coup à jouer" pour la présidentielle 2017
Être prêt à s'engouffrer dans la moindre ouverture, illustration. © MEHDI FEDOUACH / AFP

ENVISAGER DE CONCLURE - Pour le moment, François Bayrou ne s'est pas encore lancé dans la grande aventure que serait une quatrième candidature élyséenne. On a bien dit POUR LE MOMENT, car le maire de Pau n'a pas du tout abandonné ses espoirs présidentiels. C'est que d'après ses calculs, 2017 sent plutôt bon pour lui.

Alors attention : que ceux qui en étaient restés à son soutien à Alain Juppé pour la primaire se rassurent, ça tient toujours. Simplement, candidater c'est prévoir. François Bayrou envisage donc la défaite de son poulain face à Nicolas Sarkozy, hypothèse dans laquelle il "prendra ses responsabilités", comme il aime à le répéter. Et le casting de ses probables opposants le rend plutôt confiant.

Selon Le Canard Enchaîné en kiosque mercredi 17 août, le patron du MoDem fait cette analyse des plus réjouissantes auprès de ses proches :

 

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Hollande sera obligé d'y aller, mais il est mort... Au niveau de son noyau dur, Sarkozy est haï... Marine Le Pen est affaiblie par le Brexit... Il y a vraiment un coup à jouer pour moi dans cette configuration.

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Il pense donc pouvoir tirer parti du rejet qu'inspirent, selon lui, les autres candidats. Et cela ne serait finalement que justice. Eh oui, n'oubliez pas qu'il a déjà "failli gagner" en 2007, selon ses propres souvenirs. Cette fois, ce serait donc la bonne, lui qui considère par ailleurs être "l’un des quatre qui peuvent gagner" l'an prochain. Il n'est d'ailleurs pas le seul à y croire, puisque Thierry Mandon, membre du gouvernement de François Hollande,  voit bien Bayrou gagner en 2017.

Tout cela suppose en tout cas qu'Alain Juppé ne soit pas désigné candidat de la droite en novembre. Ce qui semble plus que probable à François Bayrou, selon qui le système de la primaire "défavorise les plus équilibrés" et permet à des candidats comme Donald Trump, aux États-Unis, de s'imposer. Façon pour lui de pronostiquer un succès de qui-vous-savez.

Et c'est alors qu'il remettrait le couvert. Chose dont il parle d'ailleurs à l'indicatif, toujours selon Le Canard :

 

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Ça sera ma quatrième campagne présidentielle, comme pour Mitterrand et Chirac.

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C'est comme si c'était fait. Même son "portrait intime" de candidat pour M6 est déjà en cours de préparation... Tout est prêt, y'a plus qu'à.





[BONUS TRACK]

Étrangement, Jean-Christophe Cambadélis fait presque la même analyse de la situation que François Bayrou. Seulement, le patron du PS ne compte pas franchement ce dernier dans l'équation. Et il ne dit pas qui pourra tirer profit de la détestation qu'ont les Français pour les futurs candidats à la présidentielle.

Également selon Le Canard, "Camba" voit les choses ainsi :

 

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Aujourd'hui, il y a, d'une manière ou d'une autre, un rejet de tout le monde ! Aussi bien de Sarkozy, de Hollande, de Juppé, de Mélenchon que de Marine Le Pen. La question qui sera posée au moment de la présidentielle sera donc de savoir qui sera le moins rejeté au moment T.

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Motivant.

Du rab sur le Lab

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