François Fillon estime qu'Emmanuel Macron l'insulte en l'appelant "François Balkany"

Publié à 08h22, le 11 avril 2017 , Modifié à 08h22, le 11 avril 2017

François Fillon estime qu'Emmanuel Macron l'insulte en l'appelant "François Balkany"
François Fillon © Captures d'écran France 2

François Fillon n'est pas homme à attaquer ses adversaires. Pas. Du. Tout. Ce n'est pas comme Emmanuel Macron. Certes, l'ancien Premier ministre a renommé le candidat d'En Marche ! "Emmanuel Hollande", histoire de signifier, selon lui, que l'ex-ministre de l'Économie est l'héritier de l'actuel chef de l'État. Emmanuel Macron lui a répondu et l'a baptisé "François Balkany". Et ça, François Fillon n'a pas du tout apprécié.

Invité de France 2 ce mardi 11 avril, le candidat LR s'insurge. "Ça montre à quel point il y a de la hauteur de vue chez Emmanuel Macron. Ça montre à quel point il perd ses nerfs", commence François Fillon. La suite est savoureuse : l'ancien Premier ministre, qui donc appelle Emmanuel Macron "Emmanuel Hollande" dans ses meetings et dans les médias, est choqué. Voici l'échange avec la journaliste Caroline Roux :

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-          François Fillon : Au lieu d'être le candidat qui s'adresse aux Français sur son projet, il ne supporte pas les critiques, dès qu'on le critique il insulte ses adversaires.



-          Caroline Roux : En quoi il les a insultés ?



-          François Fillon : Pardon mais 'François Balkany', si vous ne considérez pas que c'est une insulte… Moi je l'ai appelé 'Emmanuel Hollande'.



-          Caroline Roux : C'est mieux ?



-          François Fillon : C'est assez différent, non ? Moi, je me place sur le plan de la politique et de son projet. Mais bon… ça montre une chose, c'est qu'il n'a pas la carrure pour être président de la République.

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Patrick Balkany appréciera sans doute d'apprendre de la part du candidat de son parti que son nom est donc une insulte, comme l'avait déjà suggéré lundi Bruno Retailleau.

De fait, si Emmanuel Macron a ainsi renommé François Fillon, c'est évidemment pour faire référence aux affaires qui le concernent. "Je ne l’appellerais pas François Balkany mais il ressemble plus à ça qu’à autre chose aujourd’hui", a déclaré l'ancien ministre de l'Économie dimanche, sur France 3, en guise de réponse aux attaques du camp LR.

 

[BONUS TRACK] Motus

François Fillon a un petit problème avec les dates. Lundi, Mediapart affirmait que son épouse Penelope Fillon avait commencé à travailler pour lui à l'Assemblée nationale dès 1982. Une information en contradiction avec les déclarations de l'ancien Premier ministre. Celui-ci avait assuré que Penelope Fillon avait commencé à travailler pour lui en 1997, avant de se raviser et de parler de 1988, puis 1986, en publiant le total de ses salaires sur son site officiel.

La réponse de François Fillon ce mardi est… Ah non, pas de réponse. Parce que tout ça, ce ne sont que des "calomnies". Commode. Il lance :

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Je n'alimenterai pas le feuilleton de la calomnie avec ces révélations successives, soigneusement distillées par des services de l'État, qui maintenant remontent à 36 ans… À 36 ans ? À dix jours de l'élection ? Jusqu'où on va aller ? Il y en a qui sont prévues pour entre les deux tours ?

 

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Le compte est bon : François Fillon arrive à tout caser : calomnies, services de l'État, complot, etc. Pour rappel, le candidat LR a été mis en examen le 14 mars pour "détournement de fonds public", "complicité et recel de détournement de fonds publics", "complicité et recel d’abus de bien sociaux" et "manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique". 

Du rab sur le Lab

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