François Fillon ne reviendra pas sur le non-cumul des mandats, assure Bernard Accoyer

Publié à 12h45, le 18 décembre 2016 , Modifié à 12h45, le 18 décembre 2016

François Fillon ne reviendra pas sur le non-cumul des mandats, assure Bernard Accoyer
© Thomas SAMSON / POOL / AFP

Dans son programme de candidat à la primaire de la droite et du centre, François Fillon n’entendait pas revenir sur le non-cumul des mandats. Cette loi votée en 2014 entrera en vigueur à partir de 2017 et interdira à tout parlementaire d’exercer une fonction exécutive locale et inversement.

En tant que candidat à la présidentielle pour Les Républicains, l’ancien Premier ministre se tiendra à sa promesse. Ce thème n’avait pas été abordé depuis sa victoire à la primaire le 27 novembre, alors que Nicolas Sarkozy avait annoncé en juin, comme Président de LR, qu’il inscrirait la suppression du non-cumul des mandats dans le projet présidentiel. Ce dimanche 18 décembre dans "Le Grand Rendez-vous" Europe 1/Les Échos/iTélé, Bernard Accoyer, secrétaire général de LR, confirme que François Fillon ne reviendra pas sur cette mesure :

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C’est la loi qui a été votée. François Fillon, d’ailleurs, s’est exprimé sur ce point, il a dit qu’il ne reviendrait pas sur cette réforme. Ça, c’est la réponse de fond. Après, il y aura un problème de forme. Je pense que ça pose un problème de calendrier constitutionnel. Mais sur le fond, il n’est pas prévu de revenir sur la fin du cumul des mandats.

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Cet été, des parlementaires de droite (comme de gaucheavaient tenté de sauver le cumul des mandats. Y compris plusieurs fillonistes. Bruno Retailleau, Gérard Larcher, Jérôme Chartier, Valérie Boyer et Dominique Dord avaient signé deux propositions de loi organique visant à s'arranger avec l'interdiction de cumuler un mandat parlementaire et un mandat exécutif local.

De nombreux parlementaires vont ainsi devoir choisir entre leur siège à l’Assemblée nationale ou au Sénat, et leur mandat de maire. Bernard Accoyer lui-même sera confronté à cette situation, puisqu’il est à la fois maire d’Annecy-le-Vieux et député de la première circonscription de Haute-Savoie. Et cela sera, semble-t-il, difficile :

 

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Je n’ai pas encore fait ce choix, qui est pour moi une déchirure.

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Un choix qu’il faudra faire assez rapidement tout de même puisque Les Républicains décident le 14 janvier des investitures aux législatives.

Du rab sur le Lab

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