Fillon raconte les difficultés de son épouse : "elle met le réveil à 6h30 car elle craint une nouvelle perquisition"

Publié à 14h25, le 06 avril 2017 , Modifié à 14h28, le 06 avril 2017

Fillon raconte les difficultés de son épouse : "elle met le réveil à 6h30 car elle craint une nouvelle perquisition"
François Fillon et Penelope Fillon © ERIC FEFERBERG / AFP

François Fillon y croit beaucoup. L'accession au second tour de la présidentielle n'est plus seulement une possibilité mais une probabilité, un objectif clairement atteignable. C'est du moins ce que l'ancien Premier ministre se répète, conjuguant auto-persuasion et projections.

Cité par Paris Match ce jeudi 6 avril, François Fillon estime devant ses amis que "ça peut le faire". Son épouse Penelope Fillon n'en est pas encore à ce stade. Le candidat à la présidentielle raconte d'ailleurs volontiers que sa compagne est meurtrie par les affaires. Il dit :

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Le plus dur, ce qui me fait le plus mal, ce sont les treize heures d'audition qui lui ont été infligées. Elle n'en peut plus. Elle est partie quelques jours chez sa sœur. […] Chaque matin, elle met le réveil à 6h30 car elle craint une nouvelle perquisition.

 

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Cette crainte est sans doute partagée. Car, toujours cité par Paris Match, l'ancien Premier ministre estime que le front des affaires doit s’apaiser s'il veut l'emporter. Lui Président, c'est possible, s'il ne se prend "pas encore trois autres [affaires] sur la tête". L'ancien Premier ministre bombe le torse, bande les muscles mais il frémit à l'idée d'une nouvelle polémique.

"Il paraît que j’ai des appartements dans Paris, des voitures de collection, des maîtresses un peu partout et même des escort boys. C’est une calomnie par jour. Vingt policiers s’occupent de moi depuis des semaines, 24 heures sur 24. J’ai eu huit perquisitions, deux chez moi, deux à Solesmes, deux à la mairie de Sablé et deux chez Arnys [maison de luxe d'où provenaient les costumes offerts par Robert Bourgi, NDLR]", énumère-t-il. Cela commence à faire beaucoup pour celui qui, encore durant le débat présidentiel mardi 4 avril, s'est engagé à être un "Président exemplaire"… s'il est élu. 

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