François Hollande affirme à tort que la mosquée de l'imam salafiste de Brest a été fermée

Publié à 22h01, le 14 avril 2016 , Modifié à 22h23, le 14 avril 2016

François Hollande affirme à tort que la mosquée de l'imam salafiste de Brest a été fermée
© Capture d'écran France 2

FACT-CHECKING - Lors de l’émission Dialogues citoyens ce 14 avril sur France 2, François Hollande a échangé avec quatre Français, dont la mère d’un djihadiste parti et mort en Syrie.

La diffusion d’une vidéo de l’imam de Brest déclarant devant des enfants que "la musique est la créature du diable" a été l’occasion pour le chef de l’Etat de mettre en avant la politique de lutte contre la radicalisation et contre les prêcheurs de haine. Il dit :

 

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C’est vrai que quand on entend ces prêches-là, on ne peut pas les accepter. C’est la raison pour laquelle nous avons expulsé environ 80 prêcheurs de haine.

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François Hollande affirme ensuite que la mosquée a été fermée :

 

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Ce lieu de haine a été fermé. [...] Il est inquiété. Il est poursuivi. Il est dans une procédure judiciaire. Donc nous devons lutter contre ces prêcheurs, ces partisans de la haine qui induisent la radicalisation.

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Or, la mosquée a seulement fait l’objet d’une perquisition, comme l'a repéré l'Express.fr. Une information que le Lab s'est fait confirmer. Au mois de décembre 2015, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait annoncé la fermeture de trois mosquées à Lagny-sur-Marne, à Genevilliers et à Arbresle. Une liste dans laquelle Brest ne figurait pas. Selon une source proche du dossier, il y aurait un problème de qualification pénale pour la fermer.

Du rab sur le Lab

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