François Hollande : "Cette génération est aujourd'hui devenue le visage de la France"

Publié à 11h35, le 27 novembre 2015 , Modifié à 12h11, le 27 novembre 2015

François Hollande : "Cette génération est aujourd'hui devenue le visage de la France"
François Hollande lors de l'hommage aux victimes des attentats de Paris et Saint Denis, vendredi 27 novembre 2015 dans la cour des Invalides © AFP

HOMMAGE NATIONAL - 130 noms qui résonnent dans la cour des Invalides. Puis un discours de François Hollande pour leur rendre hommage. La Nation était recueillie, vendredi 27 novembre, en souvenir des victimes des attentats de Paris et Saint Denis.

Le chef de l'État parle d'eux :

 

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130 noms, 130 vies arrachées, 130 destins fauchés, 130 rires que l'on n'entendra plus, 130 voix qui à jamais se sont tues. Ces femmes, ces hommes, incarnaient le bonheur de vivre. C'est parce qu'ils étaient la vie qu'ils ont été tués. C'est parce qu'ils étaient la France qu'ils ont été abattus. C'est parce qu'ils étaient la liberté qui'ils ont été massacrés.

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"La jeunesse de France, la jeunesse d'un peuple libre", prise pour cible "au nom d'une cause folle et d'un dieu trahi". "Nous répondrons avec nos armes, celles de la démocratie, avec nos institutions, avec le droit", promet François Hollande. "Nous ne changerons pas, nous serons unis. [...] Nous ne céderons ni à la peur ni à la haine", dit-il encore.

Le président conclut :

 

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Malgré les larmes, cette génération est aujourd'hui devenue le visage de la France.

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La Marseillaise rententit.

Et nous on va aller se faire des câlins.

[BONUS TRACK] Tel Malraux

Comme l'a noté Slate, cette dernière phrase de François Hollande semble directement empruntée à André Malraux, qui avait conclu ainsi son discours de panthéonisation de Jean Moulin le 19 décembre 1964 :

 

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Jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n'avaient pas parlé ; ce jour-là, elle était le visage de la France...

"

Du rab sur le Lab

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