François Hollande compare lui aussi Nicolas Sarkozy à Donald Trump

Publié à 19h02, le 27 septembre 2016 , Modifié à 19h40, le 27 septembre 2016

François Hollande compare lui aussi Nicolas Sarkozy à Donald Trump
© #CroisonsLes @GuillaumeTC

François Hollande est inquiet : Donald Trump peut, en novembre prochain, être élu président des États-Unis d'Amérique. Une élection qui serait vécue par de nombreux observateurs comme un séisme politique, tant le candidat du Parti républicain fait campagne en multipliant les outrances et les mensonges. Le chef de l'État français est donc inquiet. Son passage à New York, le 20 septembre, pour l'assemblée générale des Nations unies, ne l'a pas rassuré. Au contraire.

Lors du conseil des ministres, le 21 septembre, le Président a donc confié ses tracas aux membres du gouvernement. Et il l'a fait en dressant un parallèle évident avec la situation politique française. Voici ce qu'il a dit, selon des propos rapportés par Le Canard Enchaîné du 28 septembre :

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Trump a le vent en poupe. Il est partout, omniprésent. Sa méthode consiste à lancer des débats pour provoquer. Ça vous fait penser à quelqu'un ?

 

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Certes, François Hollande ne cite pas explicitement Nicolas Sarkozy mais l'intention du chef de l'État est claire. Un ministre confirme d'ailleurs au Canard :

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Il n'a pas prononcé le nom de Sarkozy. Mais ceux qui n'ont pas compris devraient tout de suite abandonner la politique.

 

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Mais est-ce à dire que François Hollande est inquiet de voir Nicolas Sarkozy remporter la primaire ? 

La comparaison Sarkozy / Trump a, comme le candidat du G.O.P, le vent en poupe. Depuis quelques jours, plusieurs personnalités politiques ont fait ce parallèle entre le candidat à la primaire de la droite et le candidat du Parti républicain. Dimanche 18 septembre, tout en faisant l'ouverture de la chasse dans sa circonscription, Jean-François Copé avait dénoncé une trumpisation de la campagne de Nicolas Sarkozy, " dans tous les domaines, notamment quand il parle de sa mise en examen".

Soutien d'Alain Juppé, Pierre-Yves Bournazel, a lui aussi considéré auprès du Figaro que "certains candidats ont trop regardé les shows de M. Trump". "Nicolas Sarkozy sait très bien ce qu'il fait, il cherche des voix pour la primaire. Il a compris une loi électorale que Donald Trump a très bien comprise aux Etats-Unis, qui est que c'est en disant les choses les plus choquantes qu'on fait des voix, parce que ça excite", a pour sa part commenté François Bayrou sur LCI, jeudi 22 septembre. Le président du Modem dénonçait ainsi les propos de l'ancien chef de l'État sur "nos ancêtres les Gaulois".

À gauche aussi, on fait ce même parallèle. Invité du Grand Jury RTL / LCI / Le Figaro dimanche 25 septembre, Benoît Hamon a lui aussi estimé que Nicolas Sarkozy "s'inspire de Donald Trump".

À ce sujet, l'intéressé s'était énervé sur BFMTV. "Qu'est-ce que j'ai à voir avec Monsieur Trump ? Vous me faites penser aux mêmes, qui en 2007, faisaient campagne contre moi. À l'époque, j'étais comme Bush. Alors que j'étais ami et que je connaissais déjà Barack Obama", a-t-il déclaré jeudi 22 septembre. 

La tactique observée par l'ancien président de la République française fait, d'un certain point de vue, penser à celle du magnat newyorkais. Les dernières sorties polémiques du candidat à la primaire de la droite, là en parlant des Gaulois, là en remettant en cause la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique, là en mentant sur sa mise en examen dans le cadre de l'affaire Bygmalion, peuvent en effet avoir pour certains un parfum trumpesque. 

Du rab sur le Lab

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