François Hollande : "J'ai engagé des réformes qui ne sont pas toutes de gauche mais qui servent l'intérêt général"

Publié à 16h22, le 01 septembre 2015 , Modifié à 14h08, le 02 septembre 2015

François Hollande : "J'ai engagé des réformes qui ne sont pas toutes de gauche mais qui servent l'intérêt général"
© ALAIN JOCARD / AFP

JE LE RECONNAIS - François Hollande a beau être le deuxième président socialiste de l'histoire de la Vème République, ne pensez pas que ses réformes sont toutes de gauche. Et c'est lui qui le dit.

Dans le livre Le stage est fini (Albin Michel) de Françoise Fressoz, journaliste au Monde, à paraître le 3 septembre, le président de la République se livre à une analyse politique sur les mesures qu'il a prises depuis 3 ans. Il y fait une forme d'aveu comme l'a révélé l'Express qui a pu consulter le livre ce 1er septembre. 

Interrogé sur la ligne politique de certaines de ses réformes (comme celle-ci par exemple), François Hollande l'avoue lui-même (avec une nuance cependant):

"

J'ai engagé des réformes qui ne sont pas toutes de gauche mais qui servent l'intérêt général.

"

Évoquant notamment son regret sur la première loi de finances rectificative, il concède qu'il aurait dû garder "l'augmentation de la TVA décidée par Nicolas Sarkozy".

Dans la suite des extraits qu'a pu consulter l'hebdomadaire, le président de la République se livre à une analyse politique de son mandat, où les désaccords avec une partie de la gauche sont manifestes (n'est-ce pas les frondeurs ?). Il explique : 

"

J'ai fait le pari que la gauche était devenue mature, que, minoritaire dans le pays, elle serait capable de comprendre qu'elle devrait faire bloc pour gouverner. Mon constat, c'est qu'une partie de la gauche ne l'admet pas.

"

Une sorte d'appel à l'unité renouvelé alors que François Hollande juge également un de ses concurrents possibles à la présidentielle de 2017 : Nicolas Sarkozy. S'il gagne à la primaire LR bien sûr, ce dont il ne doute pas. Et visiblement, le président de la République ne semble pas craindre tant que ça le président de Les Républicains. Il dit :

"

Nicolas Sarkozy mobilise très bien son camp, mais il est le candidat le moins rassembleur du pays.

"

Pour résumer, François Hollande meurt d'envie d'un second round contre Nicolas Sarkozy, comme il l'avait déjà confié en privé. 

Reste que les confessions de François Hollande peuvent paraître surprenantes pour un président en exercice. Mais bon, après tout, "sur un malentendu, ça peut passer".  

[EDIT 17h36 : Ajout de la citation complète venant de l'AFP concernant "les réformes de gauche"]





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