Présidentielle 2017 : François Hollande "ne sera pas candidat pour perdre"

Publié à 13h28, le 02 septembre 2016 , Modifié à 14h20, le 02 septembre 2016

Présidentielle 2017 : François Hollande "ne sera pas candidat pour perdre"
S'il est candidat, François Hollande aura "un nouveau projet". © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

En coulisses, les proches de François Hollande s'activent de plus en plus pour lancer la précampagne présidentielle. Comme l’évoque Le Figaro, dès le début de la semaine prochaine, un premier appel de parlementaires devrait être lancé pour accélérer sa candidature. Forcé d'accélérer le tempo après le départ du gouvernement d'Emmanuel Macron, le chef de l’Etat ne semble toutefois pas être prêt à tout pour se représenter.

Selon Le Monde daté de samedi 3 septembre, le Président paraît principalement inquiet de la multiplication des candidatures à gauche, seul facteur qui le ferait renoncer à briguer un nouveau suffrage. Devant ses proches, il a déclaré :

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Si vraiment la gauche s'organise pour perdre quel que soit le candidat, les bonnes volontés, les initiatives, c’est quand même un sujet de réflexion. Je ne serai pas candidat pour perdre. Être candidat, ce n'est pas vouloir figurer, témoigner. C'est vouloir gagner.

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Des propos similaires à ceux qu'il a glissés aux journalistes Antonin André et Karim Rissouli dans le livre Conversations privées avec le président (Editions Albin Michel). "Je ne ferai pas de choix de candidature si, d'évidence, elle ne pouvait pas se traduire par une possibilité de victoire", confiait-il.

S'il veut avoir une chance de remporter la mise malgré un bilan contesté jusque dans son propre camp, François Hollande sait qu'il va devoir innover. "Une nouvelle candidature suppose un nouveau projet, de nouveaux enjeux, de nouvelles réponses", diagnostique le chef de l’Etat, selon Le Monde. Il ajoute : "S’il n'y a pas de nouvelle réponse, cela veut dire qu'on continue ce qu'on a fait. C'est toute la difficulté de l'exercice : justifier ce que serait le second mandat, qui ne peut être la reproduction du premier".

Un autre responsable socialiste s’inquiète des divisions qui règnent au sein du PS, alors qu’Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont annoncé leur candidature à la présidentielle : Jean-Christophe Cambadélis. Selon le quotidien du soir, le Premier secrétaire du PS redoute de voir la rue de Solférino éclater en "trois partis, avec Arnaud Montebourg, Manuel Valls et Emmanuel Macron", comme il l'a confié à un proche. Ou comment expliquer le soutien appuyé de "Camba" à une candidature de François Hollande, et, par la même occasion, ses critiques appuyées contre Emmanuel Macron.

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