François Hollande refuse l'asile politique à Julian Assange, fondateur de Wikileaks

Publié à 12h33, le 03 juillet 2015 , Modifié à 12h48, le 03 juillet 2015

François Hollande refuse l'asile politique à Julian Assange, fondateur de Wikileaks
Montage le Lab © ALEXANDER VILF / G20RUSSIA / AFP et AFP via Captures d'écran TF1

NO - La réponse n'a pas tardé. Julian Assange demandait, via une lettre reproduite dans les colonnes du Monde du 3 juillet, l'asile politique à François Hollande.

Après avoir exposé sa situation, ses motivations et mis en avant les "persécutions politiques" qu'il subit depuis la révélation de nombreuses affaires par Wikileaks, il terminait sa lettre ainsi :

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Seule la France se trouve aujourd’hui en mesure de m’offrir la protection nécessaire contre, et exclusivement contre, les persécutions politiques dont je fais aujourd’hui l’objet. En tant qu’Etat membre de l’Union européenne, en tant que pays engagé par toute son histoire dans la lutte pour les valeurs que j’ai faites miennes, en tant que cinquième puissance mondiale, en tant que pays qui a marqué ma vie et qui en accueille une partie, la France peut, si elle le souhaite, agir.

"

Mais François Hollande n'a visiblement pas été sensible à la missive du fondateur de Wikileaks. Dans un bref communiqué, l'Élysée explique que la France "ne peut pas donner suite à sa demande". Voici ce qu'il est écrit :

"

La France a bien reçu la lettre de M. ASSANGE. Un examen approfondi fait apparaître que compte-tenu des éléments juridiques et de la situation matérielle de M. ASSANGE, la France ne peut pas donner suite à sa demande.



La situation de M. ASSANGE ne présente pas de danger immédiat. Il fait en outre l’objet d’un mandat d’arrêt européen. 

"

Sous le coup d'une extradition demandée par la Suède, Julian Assange est actuellement réfugié à l'ambassade d'Équateur à Londres d'où il ne peut sortir, sous peine d'être arrêté.

Après la lettre du fondateur de Wikileaks, des politiques de tous bords avaient demandé à François Hollande d'accéder à sa demande.

Via une tribune sur Mediapart, l'ancienne candidate EELV à la présidentielle, Eva Joly, a demandé que la France agisse "fermement" dans le dossier. Elle écrit :

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Les révélations de WikiLeaks donnent à ses plus hauts représentants l’opportunité de laver l’humiliation subie et, ce faisant, de réaffirmer les valeurs de la France et sa souveraineté, en accordant sa protection à Julian Assange et Edward Snowden. Les regards du monde portent sur nos dirigeants et sur notre président de la République.

"

Sur Twitter, Florian Philippot avait ironisé sur le droit d'asile en France :

Thierry Mariani, député LR, explique qu'accorder l'asile à Julian Assange serait "enfin" une réponse aux écoutes de la NSA :

Pas encore suffisant pour faire changer François Hollande d'avis.





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