Gaspard Gantzer tient à préciser qu'il n'avait "pas sollicité" l'investiture de "La République en marche" pour les législatives

Publié à 09h32, le 13 mai 2017 , Modifié à 10h36, le 13 mai 2017

Gaspard Gantzer tient à préciser qu'il n'avait "pas sollicité" l'investiture de "La République en marche" pour les législatives
Gaspard Gantzer © ALAIN JOCARD / AFP

RESPONSABLE MAIS PAS COUPABLE - C'est l'histoire d'un bon gros échec. Parmi toutes les investitures pour les législatives annoncées par "La République en marche" (LREM) jeudi 11 mai, il en est une qui avait particulièrement attiré l'attention : celle de Gaspard Gantzer, chef de la communication de l'Élysée sous François Hollande et camarade de promo à l'ENA d'Emmanuel Macron. Mais finalement, après une journée de polémiques vendredi, le conseiller du futur ex-Président ne défendra pas les couleurs macronistes au mois de juin.

Gaspard Gantzer l'a annoncé vendredi soir à L'AFP : il a finalement renoncé à cette investiture par LREM dans la 2e circonscription d'Ille-et-Vilaine. Et outre les justifications d'ordre politique, il a tenu à faire savoir qu'il n'avait rien demandé. Cité par Le Parisien ce samedi, le conseiller élyséen dit en effet :

"

J'ai été honoré par la proposition qui m'a été faite par En Marche ! dans la nuit de mercredi à jeudi. Je ne l'avais pas sollicitée, ni même envisagée. L'aventure aurait été excitante, mais ce n'était pas une bonne idée. Je préfère renoncer. Il faut faire de la politique là où l'on vit.

"

Et le même de faire remarquer que ses "attaches" étaient à Paris. Une version semble-t-il confirmée par Richard Ferrand, secrétaire général d'en Marche, sur Twitter :

Comprendre : ce n'est pas sa faute, il n'avait rien demandé. De son côté, le président de la commission d'investiture de LREM Jean-Paul Delevoye a carrément affirmé que l'investiture de Gaspard Gantzer résultait... d'une "demande" de François Hollande à Emmanuel Macron :

Contesté tant par les militants macronistes locaux que par certains proches de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense de François Hollande et président de la région Bretagne, le parachutage du parisien Gaspard Gantzer n'aura donc pas lieu. Le communicant de l'actuel chef de l'État dit d'ailleurs comprendre et respecter la colère que son arrivée en terre bretonne suscitait. Auprès du Monde, il explique :

"

Les militants d’En marche ! avait fait un super boulot au niveau local, et ils se faisaient passer devant par quelqu’un qui venait de Paris. C’était dur pour eux, je le comprends.

"

"Paris est la ville dans laquelle j'ai toujours vécu et pour laquelle j'ai travaillé aussi comme directeur de cabinet de Christophe Girard, adjoint au maire chargé de la culture, puis comme porte-parole du maire de Paris Bertrand Delanoë", a-t-il ajouté à l'AFP. Il sera finalement remplacé par une candidate MoDem, le parti centriste de François Bayrou, allié d'Emmanuel Macron.

Manuel Valls, à qui En Marche ! avait publiquement demandé de faire sa demande d'investiture sur internet comme tout le monde, sera en tout cas certainement ravi d'apprendre que tout le monde n'a pas eu à en passer par là...



À LIRE SUR LE LAB :

Tous ces couacs de la première liste des candidats investis par LREM pour les législatives

Du rab sur le Lab

PlusPlus