Gouvernement : ces nouveaux ministres d’Edouard Philippe que personne (ou presque) ne connaît

Publié à 18h05, le 17 mai 2017 , Modifié à 18h05, le 17 mai 2017

Gouvernement : ces nouveaux ministres d’Edouard Philippe que personne (ou presque) ne connaît
Le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler remet ses lunettes et annonce le gouvernement. © Montage Le Lab via BFMTV

La composition du premier gouvernement d’Edouard Philippe a été annoncée ce mercredi 17 mai. À la clef, des  ministres qui restent comme Jean-Yves Le Drian et Annick Girardin. L’arrivée de ténors de la droite. Mais aussi des noms inconnus du grand public.

  • Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale.


À 52 ans, il est très connu au sein de son ministère. En 2006, il a été directeur adjoint du cabinet du ministre de l’Éducation Gilles de Robien. Il est finalement devenu directeur général de l'enseignement scolaire au Ministère de l'Éducation nationale de décembre 2009 à novembre 2012. Ancien professeur de droit public, il est directeur général du groupe ESSEC, l’école de commerce parisienne.

  • Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports auprès de Nicolas Hulot.


Cette ancienne préfète de la Vienne a rejoint Ségolène Royal en qualité de directrice de cabinet au ministère de l’Écologie pendant un an (entre 2014 et 2015). Elle a ensuite pris la présidence de la RATP. Spécialisée sur la question des transports publiques, elle a occupé en 1997 le poste de conseillère technique chargée des transports auprès du cabinet de Lionel Jospin, alors Premier ministre. À 56 ans, pas une novice en politique donc.

  • Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé.


Médecin et professeur de médecine de 54 ans, Agnès Buzyn a déjà refusé de participer à l’action gouvernementale. En 2014, elle a refusé le poste de directrice générale de la santé, rattaché au ministère qu’elle occupe aujourd’hui. D’après Libération, elle a, en décembre 2015, dénoncé les lobbies et les risques sanitaires lorsque les députés ont détricoté la loi Evin afin d’élargir la publicité pour l’alcool. Elle est devenue en mars 2016 la première femme à prendre la présidence de la Haute Autorité de santé (HAS).

Cette nomination a été saluée sur Twitter par le référent Santé d’Emmanuel Macron pendant le campagne, Olivier Véran.

  •  Jacques Mézard, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation


Pour le coup, il s’agit bien ici d’une personnalité politique. Membre du Parti radical de gauche (PRG) et sénateur du Cantal, Jacques Mézard a 69 ans et préside au Sénat le plus ancien groupe parlementaire français : le rassemblement démocratique et social européen (RDSE). Il avait apporté son soutien à Emmanuel Macron très tôt durant la campagne.

Vice-président de la commission sénatoriale aux collectivités territoriales, il connaît parfaitement le monde agricole d’après Le Monde.

  • Françoise Nyssen, ministre de la Culture.


À 65 ans, cette native de Belgique est une éditrice française, co-directrice des éditions Actes Sud. Le 6 mai 2017, elle avait lancé sur le site ActuaLitté un appel pour voter en faveur d’Emmanuel Macron.

  • Muriel Penicaud, ministre du Travail.


Elle était jusqu’à présent directrice de l'agence Business France, chargée de la politique de promotion de la France et des entreprises tricolores auprès des investisseurs étrangers. Elle a aussi été directrice générale des ressources humaines de Danone et est membre depuis 2013  du conseil d’administration de la SNCF.

Muriel Penicaud, 62 ans, n’est pas une inconnue au ministère du Travail, puisqu’elle été conseillère sur la formation auprès de Martine Aubry lorsqu’elle celle-ci était ministre (de 1991 à 1993).

  • Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.


Chercheuse française de 53 ans spécialisée en Science et vie, Frédérique Vidal a été par deux fois élue présidente de l'Université Nice-Sophia-Antipolis.

Le maire de Nice, Christian Estrosi, a félicité sur Twitter la nomination d’un ministre originaire de sa région.

Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, placée auprès du Premier ministre



À défaut d’obtenir un ministère des Droit des Femmes, Marlène Schiappa est donc secrétaire d’État. La bloggeuse de 34 ans s’est fait connaitre en lançant en 2008 un site nommé "Maman travaille". D’après Le Monde, elle est adjointe "apolitique" au maire PS du Mans, Jean-Claude Boulard et la référente d’En marche ! dans la Sarthe. Elle était chargée de l’égalité des sexes au sein de l’équipe Macron. Marlène Schiappa a collaboré en 2016 avec Laurence Rossignol au ministère de la Famille avant de rencontrer Emmanuel Macron lors d'un événement Maman Travaille au Mans, d’après le JDD.

  • Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, placée auprès du Premier ministre.


Là aussi une inconnue de la politique. Sophie Cluzel est une personnalité associative particulièrement engagée sur la question de la scolarisation des enfants handicapés. D’après Les Echos, elle est depuis juin 2011 la présidente de la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (FNASEPH).

Chevalier de l’ordre national du mérite en 2002 et officier de la Légion d’honneur en 2016, elle est présidente de l’association "Grandir à l'École". À 56 ans, elle est mère de quatre enfants, dont une fille souffrant de trisomie.

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