Harcèlement de rue à La Chapelle : "Il faut dégager tous les gens qui emmerdent les femmes", assure Malek Boutih

Publié à 17h12, le 21 mai 2017 , Modifié à 17h13, le 21 mai 2017

Harcèlement de rue à La Chapelle : "Il faut dégager tous les gens qui emmerdent les femmes", assure Malek Boutih
Malek Boutih était l'invité de BFM Politique, dimanche 21 mai. © Capture d'écran BFM
Image Victor Dhollande-Monnier

Victor Dhollande-Monnier

Dans un article du Parisien du 18 mai dernier, des habitantes du quartier Chapelle-Pajol, à Paris, se plaignent de ne pas pouvoir se déplacer sans essuyer des insultes de la part des hommes. Ce harcèlement de rue a été rapidement repris par les responsables politiques en pleine campagne des législatives. Invité de BFM Politique dimanche 21 mai, le député PS de l’Essonne Malek Boutih propose une solution radicale pour régler ce problème : "dégager tous les gens qui emmerdent les femmes".

Et pour Malek Boutih, il faut agir vite. "Il n’est pas acceptable de laisser la situation en l’état", explique-t-il sur BFM :

Pour La Chapelle, c’est clair : il faut dégager tous les gens qui emmerdent les femmes. Les dégager, d’une manière ou d’une autre. Sur la voie publique, ceux qui agressent les femmes n’ont pas leur place.Ils doivent être arrêtés. J’ai lu que le préfet avait donné des chiffres à la maire de Paris mais les chiffres, ça ne veut rien dire. On demande une chose qui est très claire : il n’est pas acceptable de laisser la situation en l’état et de dire que dans deux mois, dans quinze jours, dans trois semaines… Dans les jours à venir, ces personnes-là doivent disparaître de ces trottoirs.  

Une séquence à retrouver en vidéo ci-dessous :

A droite, la candidate LR-UDI aux législatives dans la 17e circonscription de Paris Babette de Rozières a organisé un sit-in et une marche dans le quartier vendredi 19 mai pour dénoncer ce harcèlement de rue. Elle a été rejointe par la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse.

Mais du côté de la mairie de Paris, on se refuse à toute récupération politique du sujet. "J'ai déjà rencontré les riverains de ce quartier à deux reprises et je continuerai à le faire", a expliqué au Lab Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris chargé du Logement. Et de conclure : "il ne s'agit pas de faire un coup politique". 


 
 

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