Henri Guaino s'indigne de sa condamnation pour outrage en évoquant Guy Bedos et Nadine Morano

Publié à 10h11, le 23 octobre 2015 , Modifié à 10h11, le 23 octobre 2015

Henri Guaino s'indigne de sa condamnation pour outrage en évoquant Guy Bedos et Nadine Morano
Henri Guaino © PHILIPPE DESMAZES / AFP

COMPARAISON - Cela vous a peut-être échappé, tout occupés que vous étiez à observer l'incroyable "acte révolutionnaire" de Marine Le Pen qui, n'écoutant que son courage, a décidé de ne pas répondre à une invitation, mais, ce jeudi 22 octobre, il s'est passé bien d'autres choses. Henri Guaino, par exemple, a été condamné à 2.000 euros d'amende pour avoir outragé le juge Jean-Michel Gentil. Une sanction que le député Les Républicains des Yvelines a un peu de mal à encaisser.

Invité d'iTÉLÉ ce vendredi matin, l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy dénonce "le corporatisme et la pression syndicale" du système judiciaire. Et s'indigne que l'on ne puisse pas critiquer un juge alors qu'on peut insulter des élus. Il dit :

Il y a quelque chose qui ne va pas. Un humoriste traite un député de 'salope'. Il est relaxé. Un député critique – violemment peut-être - mais critique - je ne l'insulte pas - un juge qui a fait son travail à ses yeux de façon scandaleuse et il est condamné. Où allons-nous ?  

 

Henri Guaino fait ici référence à Guy Bedos, relaxé mi-septembre après avoir traité Nadine Morano de "conne" et de "salope", entre autres. L'eurodéputée a fait appel de cette décision.

Henri Guaino ne sait pas forcément où l'on va. En revanche, il ne s'interdit pas, malgré sa condamnation, de critiquer à nouveau le juge Gentil. Le député LR n'a apparemment pas peur du qu'en-dira-t-on ni des condamnations. "On peut me condamner  une fois, dix fois, 20 fois, 100 fois, 1.000 fois. Personne ne me fera taire, ajoute-t-il.  C'est le rôle d'un représentant de la nation, disposant d'une parcelle certes infime de la souveraineté nationale, c'est son rôle de dénoncer tout dysfonctionnement dans les institutions, de dénoncer les agents publics quand ils outrepassent leurs pouvoirs, quand ils abusent de leurs pouvoirs et là j'estime que le juge Gentil a abusé de son pouvoir."

Et l'élu d'estimer que la justice ne fonctionne décidément pas vu que, d'après lui, "les voyous sont dehors" et lui est condamné :

Moi je peux me défendre mais les pauvres gens qui ne peuvent pas se défendre, eux, on les embastille, on les traîne dans la boue.

 

En mars 2013, Henri Guaino a plusieurs fois critiqué l'attitude du juge Gentil qui avait décidé de mettre en examen Nicolas Sarkozy pour "abus de faiblesse" dans le cadre de l’affaire Bettencourt. À l'époque, l'élu LR a dénoncé une décision "indigne" qui "salit l’image de la France" et "déshonore la justice". 

 

 

 

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