Hervé Mariton et Nadine Morano raillent la com’ de NKM autour de sa quête des parrainages pour la primaire

Publié à 07h00, le 07 septembre 2016 , Modifié à 11h40, le 07 septembre 2016

Hervé Mariton et Nadine Morano raillent la com’ de NKM autour de sa quête des parrainages pour la primaire
NKM. © AFP

C’est le sprint final pour les candidats à la primaire de la droite en manque de parrainages. Ces "petits" candidats n’ont plus que deux jours pour récolter les signatures de 2.500 adhérents des Républicains et de 250 élus, dont 20 parlementaires. Une dernière ligne droite dans laquelle on a beaucoup vu Nathalie Kosciusko-Morizet. Si elle refusait de faire de sa qualité de femme un argument de campagne, c’est bien cette idée (que, sans elle, il n’y aurait aucune femme à la primaire) qu’elle véhicule ces derniers jours. Bien aidée par les "gros" candidats que sont Alain Juppé, François Fillon et… Nicolas Sarkozy, NKM pourrait réussir à franchir les seuils requis.

Une com’ à outrance autour de sa quête de parrainages qui en énerve plus d’un. Ainsi Nadine Morano et Hervé Mariton, qui ne sont pas assurés, loin de là, de passer l’épreuve des parrainages pour être réellement candidats au scrutin interne à LR de novembre, sont un peu jaloux de la campagne de com’ dont a bénéficié l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy.

Au Parisien de ce mercredi 7 septembre, Nadine Morano raille "l’opération femme martyre" de NKM. Elle lance ainsi :

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Je ne vais pas jouer la femme martyre pour que les autres candidats m’aident.

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Une référence explicite aux appels des Juppé, Fillon et Sarkozy à leurs soutiens à parrainer NKM pour qu’elle puisse représenter sa "sensibilité différente" à la primaire de la droite.

Au Figaro de ce mercredi, c’est Hervé Mariton qui peste également. "NKM mériterait un prix Nobel de communication", fustige le député LR de la Drôme. Qui ajoute, un peu dégoûté :

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Elle squatte médiatiquement cette phase de la campagne, on n'entend qu'elle alors qu'elle va avoir ses parrainages.

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Reste à savoir si cela sera suffisant pour celle qui a été porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2012 avant de se brouiller avec l’ancien chef de l’Etat après avoir été sa numéro 2 à LR.

Comme le remarque France 3 Ile-de-France, en 2012, NKM se moquait de la quête des parrainages de Marine Le Pen pour la présidentielle.

[BONUS TRACK] On me drague

Xavier Bertrand expliquait qu’il n’avait pas été dragué de la sorte depuis le lycée, que les candidats lui faisaient les yeux doux pour avoir son soutien pour la primaire. Un sentiment que dit sentir également le "petit" candidat Jacques Myard. Il n’aura vraisemblablement pas ses parrainages mais ne s’en soucie guère, tout content qu’il est d’avoir conforté "sa crédibilité". Ce qui fait de lui, dit-il, un homme "courtisé" :

 

"

Cette candidature a été positive. Elle a ajouté à ma crédibilité, qui est aujourd'hui d'autant plus forte que je suis courtisé par les uns et les autres.

"

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