Historique : Sylvia Pinel aura bien un concurrent pour la présidence du PRG

Publié à 17h54, le 19 juillet 2016 , Modifié à 18h05, le 19 juillet 2016

Historique : Sylvia Pinel aura bien un concurrent pour la présidence du PRG
Sylvia Pinel face à la candidature concurrente de Guilhem Porcheron à la présidence du PRG © ERIC PIERMONT / AFP

GUERRE DE SUCCESSION - Le roi n'est plus. L'héritière légitime et désignée pense bien pouvoir s'asseoir sur son trône sans contestation possible. Quand soudain, péripétie : un prétendant au titre suprême fait lui aussi entendre sa revendication. Les différents protagonistes s'engagent ensuite dans une féroce compétition pour la victoire. Non, ceci n'est pas le pitch de la saison 7 de Game of Thrones. Tout simplement la description des jeux d'appareil internes au Parti radical de gauche.

Car c'est officiel et c'est une petite révolution dans l'histoire du PRG : cette année, il y aura bien deux vrais candidats à l'élection pour sa présidence. Une présidence pour le moment assurée par intérim par Sylvia Pinel, ancienne ministre de François Hollande et dauphine de Jean-Michel Baylet, patron historique de la formation radicale. En entrant au gouvernement en février, ce dernier a dû quitter la tête du parti.

Leur espoir était que cet intérim se transforme en présidence officielle lors du congrès du PRG, à La Rochelle en septembre. Las, Guilhem Porcheron ne l'entendait pas de cette oreille. L'Opinion annonçait début juin que le secrétaire national du parti en charge de l’Économie allait "oser défier" Sylvia Pinel. Et selon le blog politique de France 3 Midi-Pyrénées mardi 19 juillet, il est parvenu à valider les conditions pour être candidat - le soutien de 10 fédérations départementales ou de 600 militants. Guilhem Porcheron aurait même obtenu le parrainage "d’une quinzaine de fédérations et parmi elles des fédérations de poids", écrivent nos confrères.

Finies, donc, les élections sur un boulevard à la Baylet, par acclamation ou à mains levées, comme en septembre dernier lors du 100ème congrès du PRG. Cette fois, il devrait manifestement s'agir d'une compétition musclée.

Comme le précise France 3, Guilhem Porcheron "n’appartient pas à la 'famille'" de "quatre personnalités" qui gèrent le PRG : Jean-Michel Baylet, Sylvia Pinel, Guillaume Lacroix et Patrick Molinoz. Il défend surtout une ligne critique vis-à-vis de l'action et du bilan de François Hollande, dont le parti est le dernier véritable allié de la majorité gouvernementale (malgré quelques coups de théâtre dont ils ont le secret, notamment sur la primaire de "La Belle Alliance Populaire"). "Il plaide pour une autonomie vis-à-vis du PS", écrivent nos confrères.

Et cela promet une campagne agitée, à la lumière de cette anecdote également racontée par France 3 :

 

Lors d’un comité directeur [du PRG], Jean-Michel Baylet est interpellé sur son suivisme à l’égard de l’Elysée. Réponse tonitruante : 'Il faut être derrière et ceux qui ne veulent pas suivre sont des traîtres. Les traîtres, c’est une balle dans le dos.'

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