Incroyable mais vrai : Vincent Peillon est à la fois "le Fillon" et "le Copé" de la primaire de la BAP

Publié à 11h44, le 09 décembre 2016 , Modifié à 11h46, le 09 décembre 2016

Incroyable mais vrai : Vincent Peillon est à la fois "le Fillon" et "le Copé" de la primaire de la BAP
Vincent Peillon © MARTIN BUREAU / AFP

Depuis la fin novembre, il est un homme politique auquel se comparent nombre de ses congénères. Avec sa fougueuse remontada en fin de campagne et sa victoire écrasante à la primaire de la droite, François Fillon a redonné de l'espoir à tout plein d'autres candidats qui, comme il le fut longtemps lui-même, stagnent dans les sondages et ne sont pas franchement donnés gagnants.

"Faire une Fillon" est donc une expression qui a de l'avenir, par opposition à "se juppéiser" (version moderne de "se balladuriser") et surtout à "se copéiser" qui promet un avenir des plus sombres à celui qui en est affublé. Mais un homme parvient à incarner les deux extrêmes à la fois. Cet objet politique non identifié, c'est Vincent Peillon.

L'ancien ministre de l'Éducation nationale doit annoncer ce week-end sa candidature à la primaire de la Belle Alliance Populaire. Sorti de nulle part (ou plus précisément d'une semi-retraite qu'il passait au Parlement européen et en écrivant des polars), le voilà qui s'ajoute à l'équipe de foot de candidats du PS. Et certains lui prédisent déjà un succès retentissant quand d'autres lui promettent l'échec le plus total.

Ainsi Pascal Cherki, député PS proche de Benoît Hamon, pronostique-t-il vendredi 9 décembre qu'il sera "le Copé de la primaire" de la BAP au soir du premier tour, le 22 janvier :

Pour rappel : être "le Copé" de quelque chose revient à finir dernier ne réunir que 0,3% des participants à ce quelque chose. Ce qui est pire qu'être "le Baylet" de quelque chose, statut qui correspond pour sa part à 0,6% d'adhésion, ce qui est mieux (et plus de gauche) mais toujours pas top.

Mais Vincent Peillon ne se laissera peut-être pas déprimer par ce commentaire #plutôtsympa d'un adversaire. Il peut en tout cas compter sur ses propres soutiens pour le gonfler à bloc. Ainsi Eduardo Rihan-Cypel, autre député socialiste dont il est le champion, le voit-il être au contraire "le François Fillon de la primaire de la gauche". Ce qui est beaucoup plus prometteur.

À noter toutefois que tout le monde ne pourra pas être le François Fillon de la Belle Alliance Populaire. Or Benoît Hamon, donné troisième homme derrière Manuel Valls et Arnaud Montebourg, est en train de faire naître les comparaisons avec le vainqueur de la primaire de la droite...

[BONUS TRACK]

On ose à peine vous le faire remarquer, mais... si on mélange "Copé" et "Fillon", cela donne... "coillon". Ce qui est tout proche d'être très désagréable.

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