Instant proche du peuple : François Fillon évoque son "seul" compte en banque "au Crédit agricole de Sablé-sur-Sarthe"

Publié à 17h21, le 29 janvier 2017 , Modifié à 17h22, le 29 janvier 2017

Instant proche du peuple : François Fillon évoque son "seul" compte en banque "au Crédit agricole de Sablé-sur-Sarthe"
© Capture d'écran BFMTV

#GARSSÛRDELASARTHE - C’est un François Fillon avec des sanglots dans la voix qui s’est avancé à la tribune pour son grand meeting de début de campagne à La Villette de Paris dimanche 29 janvier. Visiblement ému par les révélations qui se sont enchaînées tout au long de la semaine, du présumé emploi fictif de son épouse Penelope comme assistante parlementaire aux 25.000 euros siphonnés sur les caisses du Sénat, en passant par le flou autour de l’activité rémunérée de ses enfants en tant qu’avocats alors qu’ils ne l’étaient pas encore.

Le candidat LR à la présidentielle a joué la carte *proche du peuple* en mettant en avant plusieurs éléments de son parcours, comme la "voiture qui toussait" :

 

Je viens de loin et on ne m’intimidera pas. J’avais 26 ans et j’étais inconnu. C’était une élection cantonale, en 1981 au mois de février. Au petit matin, je prenais ma voiture qui toussait au démarrage pour aller coller mes affiches et pour sonner à la porte des maisons. Parfois, on me fermait la porte au nez, souvent on m’offrait du café dans la cuisine avec un peu de goutte, comme c’est toujours le cas dans la Sarthe [précision qui n'était pas dans le discours écrit, ndlr]. La politique, c’est un long chemin. C’est un chemin rude.

 

Si François Fillon "vient de loin", selon lui-même, il n’en est pas devenu déconnecté pour autant. Selon toute logique, la preuve qu’il apporte n’est pas la mention de son manoir de Beaucé mais de son unique compte en banque "au Crédit agricole de Sablé-sur-Sarthe" :

 

Depuis le début, Penelope est à mes côtés, avec discrétion, avec dévouement. J’ai construit mon parcours avec elle. Nous n’avons rien à cacher. Nous n’avons qu’un seul compte, au Crédit Agricole de Sablé-sur-Sarthe.

 

Une précision déjà apportée en pleine affaire des Panama papers et censée montrer son intégrité, sa transparence.

Le matin même, Gérard Larcher véhiculait cette même image d’un François Fillon "capable d’écouter, de comprendre et de partager". Voici ce que le président du Sénat a dit :

 

C’est pas un affectif absolu […] C’est pas un passionné du SMS de 50 lignes. Je ne vais pas raconter l’inverse de ce que je ressens mais en une minute et demie, on peut se dire les choses […] Il est capable d’écouter, de comprendre et de partager.

 

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