Jean-Christophe Cambadélis : "Nous ne sommes pas le Titanic, il n'y a pas de musique"

Publié à 10h42, le 21 mars 2016 , Modifié à 10h46, le 21 mars 2016

Jean-Christophe Cambadélis : "Nous ne sommes pas le Titanic, il n'y a pas de musique"
Jean-Christophe Cambadélis © AFP

#JENESUISPASTITANIC - "C'est un peu excessif quand même. Le PS n'a pas disparu." Au lendemain de trois élections législatives partielles remportées par des candidats LR qui ont conservé leurs circonscriptions, dimanche 20 mars, Jean-Christophe Cambadélis veut dédramatiser. Son parti "est au deuxième tour dans un certain nombre de circonscriptions", fait-il valoir - en réalité, seulement dans les Yvelines puisqu'il avait été éliminé au premier tour au profit du FN dans l'Aisne et le Nord. Mais surtout, il l'assure : non, le PS n'est pas un gros rafiot qui court à sa perte. 

Sur Radio Classique et Paris Première lundi 21 mars, le journaliste Guillaume Durand interroge le Premier secrétaire du PS sur la comparaison qui est souvent faite entre le parti de la rue de Solférino et le Titanic - au destin tragique s'il en est. Et bizarrement, "Camba" n'est pas tout à fait d'accord. "Dans les moments difficiles, il y a ceux qui sautent par-dessus bord - ils sont très nombreux - et il y a ceux qui restent sur le bateau et qui le conduisent à bon port", rétorque-t-il tout d'abord. Avant de filer la métaphore :

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- Guillaume Durand : Vous connaissez l'histoire du Titanic, personne n'arrive à bon port.



- Jean-Christophe Cambadélis : D'accord, mais nous ne sommes pas sur le Titanic. Nous ne sommes pas le Titanic, il n'y a pas de musique. Donc je crois que comparaison n'est pas raison. Le Parti socialiste est encore une formation majeure dans le paysage politique français, ce n'est pas parce que malheureusement nous perdons des partielles que ceci veut dire que le Parti socialiste est rayé de la carte.

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Argument béton : l'orchestre ne joue pas jusqu'au naufrage, le PS n'est donc pas comparable au Titanic. CQFD.

Plus globalement, le député socialiste de Paris veut faire comprendre que ces défaites électorales sont logiques. Les trois circonscriptions en jeu étaient déjà à droite et la "conjoncture" joue contre la gauche, explique-t-il. Il ajoute que tout cela n'est donc pas très "étonnant" :

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- Guillaume Durand : Vous faites 34% dans les Yvelines...



- Jean-Christophe Cambadélis : Oui mais c'est une circonscription qui était à droite, dans un conjoincture qui n'est pas favorable à la gauche. Donc il ne faut pas non plus s'étonner. Il faut tout faire pour essayer de reconstruire l'ensemble de la gauche, mais faut pas s'étonner de la situation que nous connaissons.

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[BONUS TRACK] C'est celui qui dit qui est

Le boss du PS est aussi interrogé sur cette critique régulièrement adressée à François Hollande : le gouvernement n'aurait "pas de cap" ni de "capitaine". Nicolas Sarkozy, notamment, attaque régulièrement son successeur sous cet angle. "Camba" lui répond en mode "c'est celui qui dit qui est" :

 

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Il parle de lui, non ? [...] Y'a pas de cap aujourd'hui chez Les Républicains et y'a pas de capitaine, y'en a 11 [les candidats à la primaire, ndlr]. Ça fait beaucoup, c'est presque une équipe de foot et chacun veut être capitaine, chacun joue pour lui-même. Donc s'il y a une formation qui est aujourd'hui désorganisée, sans cap et sans objet, c'est Les Républicains.

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