Jean-Frédéric Poisson refuse mordicus de condamner des tweets homophobes d'un responsable de son parti

Publié à 14h02, le 17 novembre 2016 , Modifié à 14h04, le 17 novembre 2016

Jean-Frédéric Poisson refuse mordicus de condamner des tweets homophobes d'un responsable de son parti

NON-CONDAMNATION - Jean-Frédéric Poisson est le président du PCD, le parti chrétien démocrate. Il est l'invité de .pol, l'interview politique 100% web du Lab Europe 1 en partenariat avec Linternaute.comLe Huffington Post et Le JDD à retrouver chaque jeudi à 14h. Député des Yvelines, il a été l'un des leaders de la bataille parlementaire contre le mariage pour tous. Il est également "l'héritier" de Christine Boutin à la tête du parti.

Au sein de ce parti, Marc-Yvan Teyssier, responsable dans le Rhône, a été condamné par la justice le mardi 15 novembre. Il a été condamné à 3.000 euros d'amende (dont la moitié avec sursis) pour des tweets homophobes de 2014 et 2015. Le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné pour provocation à la haine envers les homosexuels. Dans ces tweets, il qualifiait le mariage homosexuel "d'hymne à la mort" ou "d'abomination". Une condamnation qui rappelle celle de Christine Boutin. L’ex-présidente du Parti chrétien démocrate avait été condamnée le 18 décembre 2015 à 5 000 euros d’amende pour provocation publique à la haine ou à la violence envers les homosexuels pour avoir dit que "l’homosexualité est une abomination". Condamnation confirmée en appel ce 2 novembre. 

Mais visiblement, c'est un sujet compliqué pour Jean-Frédéric Poisson. Car le candidat à la primaire refuse mordicus de condamner les tweets de Marc-Yvan Teyssier. Dans .pol, il explique : 

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Qu'est ce que vous voulez que je vous dise... S'il est condamné par la justice, il est condamné par la justice. Je n'ai rien à en dire. Je connais mal ce sujet, sinon pas.(...) Ecoutez, ce n'est pas mon langage, c'est pas ma manière de traiter cette question. Maintenant, je me méfie beaucoup de cette évolution de la démocratie française dans laquelle un certain nombre de sujets ou de mots sont interdits. Je suis pour la liberté de pensée, pour que les idées circulent dans l'espace public. La meilleur manière de contrer une idée étant de lui tordre le cou.   

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A la question de savoir s'il peut simplement condamner ces tweets, qu'il ne s'agit pas d'idées mais de propos insultants, il ajoute : 

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Mais la justice l'a condamné. La condamnation ne fait pas partie de mon vocabulaire. Je ne condamne personne, je ne suis pas d'accord avec cette expression, voilà. Je regrette simplement qu'on confonde de temps en temps l'expression de certaines idées, qu'on empêche dans l'espace public l'expression d'un certain nombre d'idées, même si elles sont fausses. 

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Une séquence à revoir en vidéo : 

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L'intégralité de l'émission : 


 

 

 

 

 

 

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