Jean-Jacques Bridey, président LREM de la commission Défense à l'Assemblée, "n'envisage pas le départ" du chef d'état-major Pierre de Villiers

Publié à 15h59, le 18 juillet 2017 , Modifié à 14h36, le 26 décembre 2017

Jean-Jacques Bridey, président LREM de la commission Défense à l'Assemblée, "n'envisage pas le départ" du chef d'état-major Pierre de Villiers
Emmanuel Macron et Pierre de Villiers. © HRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Partira, partira pas ? Depuis le 13 juillet, l'ambiance est trèèès tendue entre Emmanuel Macron et le chef d'état-major Pierre de Villiers. Au point que la démission, pardon, le "départ" de ce dernier devienne une hypothèse plus que plausible. On en saura plus vendredi prochain, lorsque les deux hommes se seront rencontrés.

Mais avant d'en arriver là, il convient de mettre un peu d'eau dans le vin médiatique. C'est à cette fin que Jean-Jacques Bridey, président La République en marche (LREM) de la Commission de la défense de l'Assemblée nationale, est intervenu devant la presse. Il y déclare :

 

Je n'envisage pas le départ du général Pierre de Villiers. Son départ n'est pas d'actualité. Il y a plein de choses à faire, il y a la revue stratégique, la loi de programmation militaire avec un effort assez important qu'a reconfirmé le président de la République jeudi soir.

Pas de départ imminent donc pour Pierre de Villiers, malgré ses désaccords avec l'exécutif sur le budget de la Défense. Un budget raboté de 850 millions d'euros en 2017, des coupes que Jean-Jacques Bridey a assuré "regretter", mais Emmanuel Macron "est le chef des armées".

Un statut de chef que Pierre de Villiers a dû bien saisir, le Président l'ayant martelé le 13 juillet, recadrant vertement le haut-gradé. Ce dernier avait, à huis-clos en commission à l'Assemblée, averti qu'il ne se laisserait pas "baiser" par Bercy. sauf que ces propos ont fuité et qu'Emmanuel Macron n'a pas apprécié de voir "étaler certains débats sur la place publique".

Le 14 juillet, Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, évoquait déjà l'hypothèse d'un départ de Pierre de Villiers. Hypothèse appuyée le dimanche 16 juillet par Emmanuel Macron lui-même, dans une interview au JDDoù le chef de l'État lâchait un sec :

 

Si quelque chose oppose le chef d'état-major des armées au président de la République, le chef d'état-major des armées change.

Le soir même de ce 14-Juillet, le militaire postait un message sur Facebook appelant ses pairs à se méfier de la "confiance aveugle". Le général Pierre de Villiers sera reçu vendredi prochain par Emmanuel Macron. Aux dires du porte-parole du gouvernement, ce mardi 18 sur franceinfo, les deux hommes prendront alors une décision, "ensemble". Mais l'ampleur du clash laisse peu de doute quant à l'issue du feuilleton.

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