Jean-Luc Mélenchon à Cannes… pour dénoncer la précarité dans les palaces

Publié à 16h30, le 16 mai 2016 , Modifié à 16h30, le 16 mai 2016

Jean-Luc Mélenchon à Cannes… pour dénoncer la précarité dans les palaces
Jean-Luc Mélenchon à Cannes. © Montage Le Lab via captures d'écran BFMTV

C’est un Mélenchon tout sourire mais remonté qui a fait son apparition ce 16 mai à Cannes. Pas pour protester contre l’ajout à la sélection d’un documentaire de Bernard-Henri Lévy avec Bernard-Henri Lévy, pour la deuxième fois depuis 2012, mais pour dénoncer la précarité dans les palaces.

Le candidat à la présidentielle s’est indigné, sur BFMTV, des conditions de travail des "extras" :

 

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Cannes c’est une chose merveilleuse on y voit des films fantastiques, bon vous connaissez tout ça. Et puis il y a tout un monde de gens qui font vivre tout ça aussi bien dans le cinéma, dans le spectacle mais aussi autour, vous comprenez. Cannes, sans les gens qui vous servent à table, qui refont votre lit à l’hôtel, qui vous donnent à manger, il y a pas de Cannes. Or, tout ce personnel qui est le cœur du festival de Cannes, sans lequel il y a pas de festival possible, il est maltraité, mais maltraité comme moi-même je ne le savais pas.

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Le fondateur de "La France insoumise" en a donc appris un peu plus sur le type de contrats, les "extras", et explique comment cela fonctionne :

 

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Autrefois, il y avait des contrats saisonniers, on comprend, ça. Et maintenant, voilà qu’ils ont inventé des contrats qui s’appellent des 'extras'. Alors vous êtes embauché le matin pour quelques heures, et puis après 'va-t-en'. Et puis 'peut-être demain'. 'Ah bah pas sûr'. 'Ah bah si'. Alors, la fille se met en mouvement, elle va pour aller travailler, on lui dit 'Oh non, tu peux rester chez toi'. Et ainsi de suite. C’est-à-dire que les gens n’ont plus de vie. Ce sont toutes ces petites mains sans lesquelles il y a pas de cinéma, il y a pas d’art, il y a pas de festival de Cannes. Et on les maltraite. Qu’est-ce que vous voulez, à la fin ? Vous allez être tellement mal reçus, vous êtes reçus par des gens qui sont fâchés et pas contents, que vous viendrez plus !

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La logique de l’eurodéputé est simple : mauvaises conditions de travail > employés désagréables > clients mécontents > plus de clients > plus de festival. On en déduit donc qu’au contraire, si les conditions étaient meilleures, les employés seraient de bonne humeur, les clients satisfaits, et donc que le festival pourrait continuer à exister.

Jean-Luc Mélenchon, bien qu’il ne soit pas député, avait encouragé ses collègues de l’Assemblée à signer la motion de censure de la gauche contre le gouvernement après le passage en force de la loi Travail avec le 49.3. Dimanche 15 mai, dans Le JDD, l’eurodéputé a encouragé les frondeurs à signer une motion lorsque la loi Travail repassera devant l’Assemblée, en juillet. Et fait le pari que Manuel Valls sera alors renversé.

Du rab sur le Lab

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