Jean-Luc Mélenchon estime avoir été piégé en se rendant à un pot de départ d'une journaliste de l'AFP

Publié à 15h19, le 28 juin 2015 , Modifié à 15h24, le 28 juin 2015

Jean-Luc Mélenchon estime avoir été piégé en se rendant à un pot de départ d'une journaliste de l'AFP
Capture d'écran via Canal Plus

PIÉGÉ - Jean-Luc Mélenchon n'est pas fan des médias, c'est un fait. Après avoir demandé à ses militants de "surveiller" les journalistes du Monde et de Libération dans ses meetings, il avait estimé que Le Monde réalisait des "publi-reportages pour le FN".  Mais c'est un autre événement que l'ancien candidat à la présidentielle de 2012 a mis en avant dimanche 28 juin.

Invité du Supplément de Canal Plus, celui qui réclame un "cessez-le-feu" dans son camp est revenu le pot de départ d'une journaliste de l'AFP le 3 avril 2014. Lors de cet événement, il avait croisé François Hollande avec qui il avait discuté, sous les yeux de journalistes qui avaient diffusé alors des photos de la rencontre. 

Et à écouter Jean-Luc Mélenchon, s'il avait su, il ne serait pas venu. Se défendant d'abord de toute connivence, il dit :

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Commençons par dire ce qui est. Quelqu'un que beaucoup de responsables politiques estiment, qui travaille pour l'AFP, change de responsabilités et offre un moment de rencontre. Nous y allons parce qu'on est des gens civilisés. On bosse avec Madame Maligorne, on bosse avec elle. C'est elle qui nous invite, c’est pas nous qui disons 'tiens, on arrive tous'. Et là, il y a deux journalistes à qui ça ne plaît pas et qui font une page entière dans Le Monde en disant 'regardez les connivences'.



C'est de la pure jalousie qui est mortificatrice pour la personne qui nous a invités, qui croyait bien faire. 

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Puis, Jean-Luc Mélenchon poursuit :

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Moi, j'ai eu l'impression de tomber dans un piège. Parce que moi je savais pas qu'il allait venir lui [Hollande, ndlr] et l'autre pareil, Valls. Je n'y serais pas allé [s'il avait su, ndlr]. Je n'y serais pas allé, non pas pour l'inconvénient d'être pris en photo mais d'avoir à avoir une discussion comme ça, improvisée entre deux colonnes avec des journalistes qui peuvent en faire ce qu'ils veulent.

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Expliquant que la journaliste était "très blessée" de la polémique qui a suivi, il termine son intervention en prenant la défense des journalistes en CDD définis comme des "crevards" à qui l'on fait faire "cinquante tâches dans la journée".

Lors des 70 ans de l'AFP, de nombreux politiques, de tous bords, s'étaient rendus sur place pour célébrer l'anniversaire de l'agence.  

Au Lab, la réflexion de Jean-Luc Mélenchon nous fait penser à ça :



[BONUS TRACK] Keur Keur pour Macron (presque)

Non, Jean-Luc Mélenchon n'est pas fan du ministre de l'Économie. Interrogé à son sujet, il est lapidaire :

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Ce type est sinistre. Il n'a jamais été élu, il est le résultat du fait du prince, il sort d'une banque pour arriver au pouvoir et accabler les autres de son mépris. [...] Je n'ai pas que du mépris mais j'ai aussi du dégoût.

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En octobre 2014, Bruno Le Roux avait qualifié de "racistes" les propos de Jean-Luc Mélenchon qui surnommait Emmanuel Macron "le banquier".

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