Jean-Luc Mélenchon menace de ne pas participer au débat présidentiel du 20 avril sur France 2

Publié à 12h30, le 28 mars 2017 , Modifié à 16h15, le 28 mars 2017

Jean-Luc Mélenchon menace de ne pas participer au débat présidentiel du 20 avril sur France 2
Jean-Luc Mélenchon. © AFP

De l’avis des observateurs, Jean-Luc Mélenchon a été l’un des "vainqueurs" du premier débat présidentiel, à cinq, organisé le 20 mars sur TF1. Un exercice long et fastidieux, selon lui, sur lequel revient le candidat de la France insoumise ce mardi 28 mars sur son site. Mais l’eurodéputé en profite surtout pour se payer France 2 et son débat présidentiel avec les onze candidats prévu le 20 avril, soit à peine trois jours avant le premier tour de l’élection.

Jean-Luc Mélenchon menace ainsi de ne pas y participer, la date ne lui convenant pas :

En toute hypothèse, pour ma part je ne crois pas possible de participer à une émission de cette nature au-delà du lundi 17 avril, compte tenu de mon programme d’activité et de la construction de ma campagne.

"On devine mon scepticisme à propos des deux prochains débats annoncés !" écrit encore celui qui vient de dépasser Benoît Hamon dans les sondages d’opinion. Outre le nombre de participants, limitant chaque candidat à 15 minutes de temps de parole, Jean-Luc Mélenchon dénonce la date choisie, et imposée, par France 2 :

De son côté, France 2 n’a fait connaître pour l’instant que la date. Elle ne me convient pas et je n’en suis pas d’accord. La remarque vaut pour tous, même si elle s’applique particulièrement au cas détestable de France 2. En effet, il faut savoir que les dates sont fixées par les chaînes, qui ne consultent personne à ce sujet et se soucient comme d’une guigne de notre propre emploi du temps et de notre planification de campagne, qu’il s’agisse de déplacements, de réservation de salles, ou éventuellement d’autres rencontres médiatiques. La date est annoncée et nous sommes en quelque sorte sommés de nous y plier sous peine de passer pour je ne sais quel affreux déserteur qui mépriserait ses concurrents et les téléspectateurs.

"Dans le cas de France 2, le pire est atteint. La chaîne ne s’est pas demandée si nous sommes d’accord pour mettre en jeu toute notre campagne 48 heures avant le vote, ni ce que nous avions prévu de faire à cette date, ni s’il est décent et conforme qu’une campagne électorale s’achève par un événement auquel il est impossible de répliquer le cas échéant", poursuit encore, véhément, Jean-Luc Mélenchon qui, au passage, défouraille contre L’Emission politique, "véritable traquenard" qui organise "la mise à mort" de ses invités et réduit les candidats en "chair à buzz".



[EDIT 16h15]

Dans un communiqué à l'AFP, le groupe France Télévisions a annoncé qu'il maintiendrait le débat prévu le 20 avril sur France 2 entre les candidats à la présidentielle, malgré le refus de Jean-Luc Mélenchon d'y participer.

Le groupe public, qui a appris ce refus via le blog du candidat, a également critiqué ses récentes "attaques inacceptables" contre "L'Émission politique", diffusée sur France 2. "Comme tous les candidats déclarés, monsieur Mélenchon a reçu une lettre recommandée avec accusé de réception doublée d'un message mail le 31 janvier l'invitant au débat du 20 avril. Il n'y a eu alors aucune contestation de sa part ni du débat ni de la date proposée", a précisé France Télévisions dans un communiqué à l'AFP.

"En revanche, depuis plusieurs jours, il se livre à des attaques inacceptables sur le professionnalisme des journalistes du service public et s'en prend avec une rare violence à 'L'Émission politique' qui l'a invité à deux reprises cette saison sans aucun incident", a aussi protesté le groupe.

"France Télévisions ne peut accepter qu'un candidat veuille créer le buzz en stigmatisant ses équipes et ses rendez-vous, et maintient donc un débat attendu par nos concitoyens, dont le principe a été accepté par tous les candidats", conclut-il.

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