Jean-Luc Mélenchon se dit "disponible" pour "débattre publiquement" du Venezuela avec Emmanuel Macron et Édouard Philippe

Publié à 19h53, le 30 août 2017 , Modifié à 19h59, le 30 août 2017

Jean-Luc Mélenchon se dit "disponible" pour "débattre publiquement" du Venezuela avec Emmanuel Macron et Édouard Philippe
© Montage le Lab via AFP

Jean-Luc Mélenchon n’est pas prêt à prendre un "café facho" avec Florian Philippot. Mais cela ne signifie pas qu’il refuse de dialoguer avec l’ensemble de ses adversaires politiques. Amusé d’avoir suscité des commentaires du couple exécutif, le leader de La France insoumise a proposé, dans un billet de blog publié mercredi 30 août, à Emmanuel Macron et Édouard Philippe de causer Venezuela. Il écrit :

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Si l’un ou l’autre veulent débattre publiquement sur ce thème [le Venezuela, ndlr] ou la politique étrangère en général, je suis tout à fait disponible.

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Longtemps, le quatrième homme de la présidentielle a refusé de commenter la situation au Venezuela, plongé depuis avril dans la violence, à deux doigts de la guerre civile. Durant l’été, Jean-Luc Mélenchon a laissé ses amis insoumis se positionner par rapport au pays dirigé par Nicolas Maduro après avoir, pendant des années, vanté les mérites du régime chaviste.

Puis le député de Marseille a minimisé, lors des universités d’été de son mouvement, les "erreurs" de ses "amis" et préféré cibler "l’impérialisme américain".

Alors que se profile un mouvement social contre la réforme du travail, dont Jean-Luc Mélenchon ambitionne de prendre la tête (ce qui arrange Emmanuel Macron), le Président et le Premier ministre ont attaqué indirectement l’insoumis. Lundi, Édouard Philippe l’a renvoyé à sa "fascination vénézuélienne", alors qu'il réagissait à la déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur le "coup d'État social" de la réforme du droit du travail. Mardi, Emmanuel Macron a qualifié le Venezuela de "dictature", se demandant "comment certains ont pu être aussi complaisants avec le régime qui se met en place au Venezuela".

Plutôt que de s’attaquer par déclarations interposées, Jean-Luc Mélenchon propose donc un débat public et dévoile d’ores et déjà quelques points sur lesquels il souhaiterait interroger Emmanuel Macron :

 

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Depuis quand le président le pense-t-il [que le Venezuela est une dictature, ndlr] ? En effet, le numéro un de l’équipe de communication de l’Élysée, Ismaël Émilien, a fait la campagne pour l’élection de Nicolas Maduro. Exprime-t-il des regrets pour avoir contribué à faire élire un dictateur ? Ou bien le régime du vivant de Hugo Chavez convenait-t-il alors au président et à son conseiller en communication, et même l’élection de Nicolas Maduro ? [...]



Si le président français considère que Nicolas Maduro est un dictateur cela veut-il dire qu’il condamne la droite vénézuélienne qui a décidé de participer aux prochaines élections régionales ? Car s’il y a des élections auxquelles l’opposition choisit de participer, c’est donc que ce n’est pas une dictature !

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L’invitation est lancée.

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