Jean-Luc Mélenchon suggère à Emmanuel Macron de reprendre son idée de créer un conseil déontologique au lieu d’une loi sur les fake news

Publié à 19h12, le 04 janvier 2018 , Modifié à 19h12, le 04 janvier 2018

Jean-Luc Mélenchon suggère à Emmanuel Macron de reprendre son idée de créer un conseil déontologique au lieu d’une loi sur les fake news
Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon © Montage via AFP

À peine annoncée, la loi sur les fake news voulue par Emmanuel Macron est déjà vivement critiquée. Par Marine Le Pen, qui a fait part de son inquiétude, faisant l’amalgame entre fake news et "parole libre". Mais aussi par Jean-Luc Mélenchon, ce jeudi 4 janvier. Dans un communiqué, le leader de La France insoumise voit lui aussi dans ce projet un "contrôle de l’information" et pointe le "risque d’une législation liberticide".

Mais tout n’est pas non plus à jeter, estime l’ex-candidat à la présidentielle, qui veut "remédier aux abus de pouvoirs médiatiques dont se rendent coupables sans cesse nombre de médias en ligne sans qu’aucun recours ne puisse leur être opposé". Il écrit qu'il a déjà trouvé la solution :

 

La punition de la diffusion des fausses nouvelles est déjà prévue par la loi. Que faudrait-il ajouter à ce sujet ? Et qui décidera de la vérité ? Pourquoi notre proposition de conseil déontologique, déjà en œuvre dans de nombreux pays, ne répondrait-elle pas à cette préoccupation sans créer le risque d’une 'pensée-vraie-officielle' ?

 

Au lendemain de son passage à L’Émission politique de France 2, en novembre, Jean-Luc Mélenchon avait proposé "qu'il existe un tribunal professionnel qui puisse être saisi et qui ait le pouvoir de sanction symbolique contre les menteurs, les tricheurs, les enfumeurs". Le député des Bouches-du-Rhône avait ensuite lancé une pétition appelant à la création d'une instance qui viendrait "juger" les journalistes qui ne respecteraient pas les règles déontologiques propres à leur métier. À l’heure où nous écrivons ces lignes, cette pétition a recueilli plus de 171.000 signatures.

Lors de ses vœux à la presse, mercredi, Emmanuel Macron a dessiné les contours d'un projet de loi visant à lutter contre la diffusion de fausses informations en période électorale. "En cas de propagation d'une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l'accès au site internet", a annoncé le chef de l'État, expliquant toutefois que "le contenu de ce texte sera détaillé dans les semaines qui viennent".

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