Jean-Luc Mélenchon sur les candidatures Montebourg et Hamon : "Mon premier adversaire, c’est la confusion"

Publié à 16h31, le 10 septembre 2016 , Modifié à 16h31, le 10 septembre 2016

Jean-Luc Mélenchon sur les candidatures Montebourg et Hamon : "Mon premier adversaire, c’est la confusion"
© PIERRE ANDRIEU / AFP

La plupart des candidats de gauche à l’élection présidentielle se sont exprimés sur la grande scène de l’Agora de l’Humanité ce samedi 10 septembre. Mais attention, cela ne signifie pas du tout que les prétendants à l’Élysée vont s’allier. Car a priori, il y aura au moins, outre Philippe Poutou et Nathalie Arthaud, trois candidats à gauche : Jean-Luc Mélenchon, le/la vainqueur de la primaire EELV et celui/celle de la primaire de la BAP… et peut-être Arnaud Montebourg en solo.

Lors de son discours, le candidat de la France insoumise a tendu la main à Cécile Duflot, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg en vue d’une candidature unique contre le gouvernement. Mais l’eurodéputé les appelle à sortir de la confusion. C’est-à-dire que 1/ les deux anciens ministres doivent quitter le PS 2/ ils doivent refuser de participer à la primaire de la BAP car ils s’engagent à soutenir le vainqueur quel qu’il soit (y compris donc François Hollande, qu’ils combattent). Il dit :

 

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La primaire de la gauche, vous avez compris, c’est-à-dire des verts, des socialistes. Oui, il faut que j’en dise un mot. Mon premier adversaire, c’est la confusion parce que les gens confondent aujourd’hui la présidentielle avec la primaire. On me dit : 'Est-ce que vous tendez la main à Pierre, Paul ou Jacques ?' Mais je tends la main à qui le veut ! C’est pas le problème, c’est qui veut la saisir ? On me dit : 'Tendez-vous la main à M. Montebourg, à M. Hamon à Mme Duflot ?' Mais mille fois oui ! Mais commencez d’abord par quitter vos partis parce que vos partis soutiennent le gouvernement - je dis ça pour le PS, c’est pas le cas pour les écolos. Commencez par faire ça et après on aura une autre situation. Mais n’essayez pas de nous attraper avec un miel qui n’existe pas. Ne masquez pas ce qu’est votre vinaigre. Vous participez à une élection interne dans laquelle à la fin vous avez dit que vous accepteriez toutes les règles, donc la règle de celui qui gagne. Moi je suis un homme loyal. Et je vous invite à l’être vous aussi avec votre conscience. Je ne vais pas à cette primaire parce que je n’accepte pas un résultat dans lequel ce serait un partisan de la politique gouvernemental qui l’emporterait. Jamais je ne ferai campagne pour cette politique parce que je l’ai combattue pendant cinq ans ! Et le 15 septembre prochain, je serai encore dans la rue contre la loi El Khomri.

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"Mon premier adversaire, c’est la confusion", lance donc Jean-Luc Mélenchon, parodiant ainsi un discours de campagne du candidat François Hollande. "Mon véritable adversaire, c’est la finance", clamait-il en 2012.

De son côté, Benoît Hamon a assuré samedi à la Fête de l'Humanité qu'il existait des "convergences" avec Jean-Luc Mélenchon ou Cécile Duflot, et qu'il appellerait "dans la seconde" à voter pour eux au deuxième tour de la présidentielle. L’ancien ministre de l’Éducation a promis que "le rassemblement [ne se ferait pas] forcément autour de [lui]", mais qu’il se tenait "à la disposition de toutes celles et ceux qui veulent travailler à ce qu'on ait effectivement un candidat de gauche au deuxième tour" car "séparément, on n'y arrivera pas".

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