Jean-Luc Mélenchon voit dans la décision de François Hollande un "énorme aveu d'échec"

Publié à 20h43, le 01 décembre 2016 , Modifié à 20h43, le 01 décembre 2016

Jean-Luc Mélenchon voit dans la décision de François Hollande un "énorme aveu d'échec"
Jean-Luc Mélenchon © Capture d'écran TF1

Jean-Luc Mélenchon n'est pas franchement surpris par l'annonce de François Hollande. Ce jeudi 1er décembre, le chef de l'État a annoncé son intention de ne pas se présenter à l'élection présidentielle de 2017 et donc, de ne pas briguer un second mandat.

Pour le candidat Mélenchon, cette annonce n'est pas surprenante. Englué dans les mauvais sondages, le président de la République savait ses chances de l'emporter en mai 2017 plus que minces.  "Il me semble que compte tenu de ce qu'il avait dit, on ne voyait pas ce qu'il pouvait faire", a ainsi commenté Jean-Luc Mélenchon, invité du JT de TF1.

Et l'eurodéputé de lancer :

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C'est un énorme aveu d'échec et je crois que ça ne doit pas fonctionner comme une amnistie pour tous ceux qui ont participé à cet échec. […] Ceux qui l'ont élu pour combattre la finance, ceux qui l'ont élu pour renégocier les traités européens, ceux qui l'ont élu pour améliorer le SMIC, ceux-là ont été roulés, trompés, trahis. Et ils ont le droit de voir le futur autrement.   

 

"

Vous aurez compris où Jean-Luc Mélenchon regarde. Car si François Hollande ne sera pas candidat, Jean-Luc Mélenchon est, pour sa part, en pleine campagne présidentielle. Il s'en prend alors à François Fillon, candidat désigné de la droite et d'une partie du centre. "Maintenant, il y a le choix entre Francois Fillon qui dit 'chacun pour soi et Dieu pour tous' et moi qui dis 'Un pour tous, tous pour un'", assène-t-il.

En sus, Jean-Luc Mélenchon sait que, François Hollande out, ce sera Manuel Valls qui se présentera vraisemblablement face à lui du côté de la gauche – du moins si le Premier ministre se présente à la primaire de la "Belle alliance populaire" et qu'il la remporte. 

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