Jean-Paul Delevoye assure que Manuel Valls ne remplit pas "les critères d’une investiture" En Marche !

Publié à 08h37, le 10 mai 2017 , Modifié à 15h52, le 10 mai 2017

Jean-Paul Delevoye assure que Manuel Valls ne remplit pas "les critères d’une investiture" En Marche !
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Victor Dhollande-Monnier

Mardi 9 mai, Manuel Valls a annoncé sur RTL qu'il "sera candidat de la majorité présidentielle" aux élections législatives. Sauf que l'ancien Premier ministre est allé un peu vite en besogne. De nombreux cadres d'En Marche ! lui ont rapidement rétorqué qu'il fallait d'abord qu'il soit investi par la commission nationale d'investiture d'En Marche ! Mercredi 10 mai, à la veille de l'annonce officielle des 577 candidats de la majorité présidentielle, le président de cette commission d'investiture Jean-Paul Delevoye a définitivement fermé la porte à Manuel Valls. 

Jean-Paul Delevoye assure ce mercredi 10 mai sur Europe 1 que la parole de l'ancien chef de gouvernement de François Hollande "n'est pas anodine". Néanmoins, "il n’est pas dans les critères d’acceptation de sa demande d’investiture"

La parole de Manuel Valls est une parole qui n’est pas anodine. Elle est importante mais comme tout un chacun, les règles s’imposent à tous, y compris à Manuel Valls.Et à ce jour, il n’est pas dans les critères d’acceptation de sa demande d’investiture. Donc, dans ce cas très précis, aujourd’hui la commission nationale d'investiture que je préside ne peut pas analyser la candidature de Monsieur Valls [...] Nous mesurons bien le courage qu'il a eu de quitter un Parti socialiste qui est aujourd'hui en décomposition et nous voyons bien aujourd'hui qu'il n'est pas forcément opportun pour le mouvement En Marche ! d'intégrer cette candidature quel que soit le passé et, en même temps, il faut analyser la parole d'un Premier ministre. 

Une séquence à revoir ci-dessous en vidéo : 


Jean-Paul Delevoye salue au passage "le courage politique" de Manuel Valls pour "avoir quitté le Parti socialiste". Une façon aussi d'adresser un message au parti à la rose. En proposant une candidature derrière la majorité présidentielle, Manuel Valls a, selon Jean-Paul Delevoye, trahi sa famille politique et l'a quittée. Alors que, jusqu'à preuve du contraire, l'ancien Premier ministre n'a pas encore claqué la porte du PS. Reste à savoir si Manuel Valls pourra maintenant rester au PS. Les premières déclarations d'Olivier Faure, le patron des députés PS, et de Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS ne plaident pas vraiment en la faveur de Manuel Valls. 


 
 
 
 
 

[BONUS TRACK] Bruno Le Maire peut aussi se faire du souci 

Autre cas d'école pour Jean-Paul Delevoye : celui d'un homme politique de droite qui souhaite se présenter aux législatives avec l'étiquette "majorité présidentielle". Dimanche 7 mai, avant même l'élection d'Emmanuel Macron, Bruno Le Maire a formulé une grosse offre de service au président de la République. Même intransigeance du président de la commission nationale d'investiture En Marche ! Voici l'échange qu'il a eu avec Fabien Namias mercredi 10 mai sur Europe 1 : 

- Fabien Namias : Bruno Le Maire sera-t-il candidat majorité présidentielle puisqu'il l'a souhaité ? 


 
 

- Jean-Paul Delevoye : A ce jour, pas de dépôt de candidature. 


 
 

- Fabien Namias : Ah, lui non plus ? 


 
 

- Jean-Paul Delevoye : Non. 

Là aussi, il s'agit d'une fin de non-recevoir mais peut-être pas définitive. Il reste encore toute la journée de mercredi pour que Bruno Le Maire remplisse un dossier de candidature en bonne et due forme. Tic. Tac. 


 

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