Jean-Pierre Raffarin avertit qu’il "ne faut pas sous-estimer Manuel Valls"

Publié à 14h09, le 30 juillet 2017 , Modifié à 14h12, le 30 juillet 2017

Jean-Pierre Raffarin avertit qu’il "ne faut pas sous-estimer Manuel Valls"
Jean-Pierre Raffarin et Manuel Valls. © Montage le Lab via AFP.

La politique est une drogue dure, une addiction dont il semble difficile de se dépêtrer. Et ce n’est pas Jean-Pierre Raffarin qui dira le contraire. Car si l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac a décidé de quitter la vie politique élective en démissionnant de son mandat de sénateur, il n’a pas pour autant renoncé à exister dans le débat public. Et à jouer le rôle du vieux sage.

C’est dans cette optique que le futur ex-sénateur LR de la Vienne, proche des élus Constructifs (composés surtout de juppéistes et de centristes), se confie ce dimanche 30 juillet au JDD. Et Jean-Pierre Raffarin de confirmer la tendance à une explosion à venir de la droite et de LR en deux partis distincts. "Une nouvelle UDF n’est pas impossible", lâche-t-il de manière pas anodine du tout puisqu’il ajoute que cette nouvelle entité pourrait avoir à sa tête… Edouard Philippe, le Premier ministre juppéiste d’Emmanuel Macron. Il poursuit :

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Il est trop tôt pour dire s’il le pourra et le voudra, mais il peut être en situation.

"

Une telle hypothèse renforcerait le grand chamboulement du paysage politique français post-élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée. Et Jean-Pierre Raffarin de faire un peu le point sur les forces en présence, notamment au gouvernement.

Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire ? "On a vu des grands ministres des Finances jouer un rôle." Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer ? "Un potentiel important." Le porte-parole du gouvernement et chargé des relations avec le Parlement Christophe Castaner ? "La force tranquille."

Et hors gouvernement, dans la majorité parlementaire La République en marche ?

Jean-Pierre Raffarin avertit qu’il ne faut pas oublier pour l'avenir un autre ancien de Matignon, comme lui : Manuel Valls, très discret depuis sa réélection à l'Assemblée nationale aux législatives de juin. Aujourd’hui député apparenté LREM après avoir quitté le PS pour soutenir Emmanuel Macron, l’ancien candidat à la primaire du PS et ancien Premier ministre de François Hollande n’a pas oublié ses ambitions rue de Solférino en pliant bagages, selon Jean-Pierre Raffarin qui prévient :

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Il ne faut pas sous-estimer Manuel Valls, malgré sa disparition actuelle.

"

Constructifs et marcheurs sont prévenus. Car, comme le dit le *proverbe*, on n'est jamais mort en politique.

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