Jean-Vincent Placé n'annonce pas quitter EELV mais assure : "C'est déjà une structure morte"

Publié à 21h29, le 27 août 2015 , Modifié à 21h33, le 27 août 2015

Jean-Vincent Placé n'annonce pas quitter EELV mais assure : "C'est déjà une structure morte"
© JEAN-PIERRE MULLER / AFP

DEAD OR ALIVE - Pour l'instant, François de Rugy est parti seul. Mais ça ne devrait pas durer. Contrairement au co-président du groupe écolo à l'Assemblée, Jean-Vincent Placé n'a pas annoncé, jeudi 27 août, qu'il quittait EELV - même s'il a menacé de le faire il y a quelques jours. Il le dira vendredi matin sur Europe 1. Mais ses déclarations du jour (ainsi que celles des derniers mois) ne laissent gère place au doute.

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Le patron des sénateurs EELV était présent, tout comme François de Rugy, aux journées du Front démocrate et Génération Écologie (deux petits partis écologistes qui soutiennent une candidature unique à gauche en 2017) à La Rochelle. Il y a mené une longue charge contre la stratégie de rapprochement de son parti avec la gauche de la gauche, menée notamment par Cécile Duflot. Très favorable au retour des Verts au gouvernement (notamment pour lui-même), il a expliqué :

 

"

J'ai trop cru moi à la force des partis, j'ai longtemps cru à ça, aux accords intermédiaires, aux protocoles. Je crois que c'est totalement fini tout ça. EELV, on y est ou on y est pas, ça c'est un débat qui sera évidemment là, mais au fond c'est déjà une structure morte.

"

Des mots qui en rappellent d'autres de sa part. À la mi-mars, il avait dit de son parti que c'était "un canard sans tête qui a perdu tout son sang". Fin mai, interrogé sur une éventuelle scission des Verts, il avait alors expliqué qu'il s'agissait là du "cadet de ses soucis".

Mais bon, aux dernières nouvelles, il en est toujours adhérent.

Ce qui ne l'a pas empêché, ce jeudi, de tenir le discours suivant :

 

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Il y a urgence et il y a le feu à la maison de la gauche et des écologistes. Il est encore temps de rassembler, il faut le faire sur le fond, sur les projets. [...] On se désunit à tire-larigot pour essayer d'expliquer que les uns et les autres, il faudrait essayer d'être plus radicaux et plus 'éthico-irresponsables', c'est ce terme-là que j'utilise parce que je ne comprends plus la façon dont on fait de la politique tant à la gauche de la gauche (...) que malheureusement chez les écologistes.

"

Lui plaide pour un rassemblement de la gauche modérée et se dit "sidéré" du manque de soutien d'EELV à François Hollande, sur les questions de climat notamment. En ce qui le concerne, être membre d'EELV ne l'a pas empêché, depuis des mois, de lui apporter ce soutien. On imagine qu'il en sera d'autant plus libre quand il aura rendu sa carte d'adhérent.

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