Julien Dray propose de taxer les géants du web pour que chaque Français reçoive 50.000 euros à sa majorité

Publié à 16h15, le 14 janvier 2018 , Modifié à 16h15, le 14 janvier 2018

Julien Dray propose de taxer les géants du web pour que chaque Français reçoive 50.000 euros à sa majorité
© LIONEL BONAVENTURE / AFP

"Si c’est gratuit, c’est toi le produit." Julien Dray ne se résout pas à cet adage décrivant le fonctionnement des applications et plateformes gratuites développées par géants du web. Ce dimanche 14 janvier, dans l’émission BFM politique, le pas-encore-candidat-à-la-tête-du-PS-mais-qui-y-réfléchit s’insurge contre les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon), qui font "des milliards de profit" sans "aucune taxation". Et le conseiller régional d’Île-de-France de lancer :

Je propose qu'on mette en place une taxe sur les GAFA, spéciale, qui permettra de constituer une dotation universelle pour chacun d'entre nous, de 50.000 euros, à l'âge de 18 ans.

"On en fait ce qu’on veut, on peut même préparer sa retraite", développe-t-il. Une mesure qui coûterait environ 40 milliards d’euros par an, si l’on se base sur les chiffres de l’INSEE : en 2016, un peu moins de 800.000 personnes accédaient à la majorité.

Cet ancien visiteur du soir de François Hollande assure qu’il ne s’agit pas d’un revenu universel, mesure qu’il avait vivement critiquée quand elle sortait de la bouche de Benoît Hamon. Il explique :

 

J’ai amélioré la chose parce que je sais qu’il y avait beaucoup de débats sur le salaire, etc. J’en donne le financement et la logique, parce qu’on va me dire sinon 'Les socialistes, c’est que des taxes'. Mais non ! C’est un revenu parce que vous et moi, nous sommes des algorithmes et nous travaillons tous les jours.

À titre d’exemple, Julien Dray cite "le système de gestion qui s’appelle LinkedIn [et qui] a été vendu 38 milliards de dollars" [en réalité, 26 milliards, comme le soulève Marianne]. "Qu’est-ce qu’ont vendu les propriétaires de cela ? Ils ont vendu vos données. Ils vont ont donné de l’argent ? Ils vous ont rémunérés, puisqu’ils vous vendent ?", s’interroge-t-il faussement.

Cependant, Julien Dray ne justifie pas ce montant de 50.000 euros ni ne précise comment il compte convaincre ces géants du web *plutôt* réticents à payer des impôts en France.

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