L’Elysée de Nicolas Sarkozy piraté via Facebook

Publié à 16h08, le 20 novembre 2012 , Modifié à 16h23, le 20 novembre 2012

L’Elysée de Nicolas Sarkozy piraté via Facebook
Nicolas Sarkozy et Marck Zuckerberg, à l'Élysée, le 25 mai 2011. (MaxPPP)

POKE– Les ordinateurs des "conseillers les plus influents du gouvernement et du secrétaire général de l’Elysée" sous Nicolas Sarkozy ont été la cible d’un piratage organisé via Facebook, révèle L’Express, dans son édition du 21 novembre. 

  1. "Une cyberattaque sans précédent entre pays alliés"

    Sur lexpress.fr

    Vous vous souvenez des révélations du Télégramme, dévoilant l’existence d’une cyberattaque contre la présidence de la République de Nicolas Sarkozy, le 11 juillet dernier ?

    L’Express affirme que c’est via Facebook que l’opération a été organisée "quelques jours avant le second tour de l’élection présidentielle".

    Et assure également, dans ce dossier qui fait la une de l’édition de l’hebdomadaire à paraître le 21 novembre, que les conclusions des enquêteurs mobilisés "convergent vers […] les Etats-Unis", qualifiant l’opération de "cyberattaque sans précédent entre pays alliés".

    L’hebdomadaire affirme ainsi :

    Les intrus ont non seulement réussi à pénétrer au cœur même du pouvoir français, mais […] ils ont pu fouiller les ordinateurs des proches conseillers de Nicolas Sarkozy […], les conseillers les plus influents du gouvernement et du secrétaire général, Xavier Musca.

    Objet de l’intrusion ? 

    Des notes secrètes […], récupérées sur des disques durs, mais aussi des plans stratégiques.

    Tout est parti de Facebook révèlent encore les journalistes de l’Express : 

    Les assaillants ont d’abord identifié [sur Facebook] le profil de personnes travaillant [à l’Elysée].

    Se faisant passer pour des amis, ils les ont ensuite invités, via un message électronique, à se connecter sur l’intranet du Château.

    Sauf que ce lien menait à une fausse page Web – une réplique de celle de l’Elysée.

    Lorsqu’est apparu, à l’écran, un message leur demandant leur mot de passe, elles les ont donné en toute bonne foi.

    L’Express a par ailleurs interviewé l’une des "ministres" de Barack Obama, la secrétaire d’Etat à la Sécurité intérieure des Etats-Unis, Janet Napolintano, sans préciser la date ni les conditions de l’interview.

    Dans cet entretien, à la question

    L’Elysée a été espionné au mois de mai dernier entre les deux tours de l’élection présidentielle.

    Selon plusieurs sources, les Etats-Unis seraient à l’origine de cette offensive.

    Dans quel but ?

    La secrétaire d’Etat est citée, répondant clairement à côté de la plaque, mais, relève L’Express, "n’a ni confirmé ni démenti", écrit encore l’Express :

    Laissez-moi vous répondre de la façon suivante. 

    J'ai eu l'occasion de le dire à maintes reprises par le passé lors de mes rencontres devant les ministres de votre gouvernement.

    Nous n’avons pas de partenaire plus important que la France, nous n’avons pas d’allié plus grand que la France.

    Nous coopérons dans de nombreux domaines touchant à la sécurité.

    Et je suis là pour renforcer encore davantage ces liens et en développer de nouveaux.

    Facebook France, contacté par Le Lab, n’a pas encore donné suite à nos demandes de précisions concernant l’éventualité que le réseau social puisse donner lieu à une telle attaque.

     

Du rab sur le Lab

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