La cinglante réponse de Jean-Jacques Urvoas à François Fillon et Marine Le Pen sur les écoutes

Publié à 12h12, le 27 mars 2017 , Modifié à 09h41, le 28 mars 2017

La cinglante réponse de Jean-Jacques Urvoas à François Fillon et Marine Le Pen sur les écoutes
Jean-Jacques Urvoas. © THOMAS SAMSON / AFP

"Il est probable que je sois sur écoute", a lancé ce week-end François Fillon pour appuyer ses accusations de "machination" et de l’existence d’un "cabinet noir" à l’Elysée. Comme le candidat LR, Marine Le Pen a expliqué, ce lundi 27 mars sur Europe 1, croire à des "écoutes" du "pouvoir".

Des accusations qui n’ont pas plu du tout au ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas. Dans un communiqué diffusé ce lundi matin, le garde des Sceaux récuse ces attaques, "des déclarations aussi fantaisistes que singulières", et estime que cela relève soit "de la pure spéculation", soit "d’une volonté de manipulation de la réalité" en mode "alternatives facts" :

Toute affirmation selon laquelle le candidat des Républicains ou celle du Front national ferait l’objet d’écoutes judiciaires relève au mieux de la pure spéculation et au pire d’une volonté de manipulation de la réalité. De tels comportements masquent mal le refus évident de rendre des comptes à la justice.

Jean-Jacques Urvoas, qui taxait en février François Fillon et Marine Le Pen "d'absolue mauvaise foi" leurs critiques contre la justice, rappelle également que "depuis 2012, le gouvernement n’intervient en aucune manière dans le cours des procédures judiciaires". "Les seuls rapports transmis à la Chancellerie le sont a posteriori, par l’intermédiaire de la direction des affaires criminelles et des grâces, et ne comportent aucune copie ou retranscription de pièce de procédure", ajoute-t-il encore.

En déplacement samedi dans les Pyrénées-Atlantiques, François Fillon avait réaffirmé, devant quelques journalistes, que des "soupçons lourds" pesaient sur le président François Hollande sur les fuites dans la presse sur ses affaires judiciaires. "Quand j'apprends que le président de la République se fait remonter les résultats des écoutes judiciaires, ça veut dire qu'il peut potentiellement écouter un candidat à la présidentielle, qu'on est dans une situation où il est probable que je sois sur écoute", a encore accusé en aparté le candidat de la droite à la présidentielle.

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