La colère de Nicolas Dupont-Aignan accusé d'être le Christiane Taubira de François Fillon

Publié à 12h11, le 06 avril 2017 , Modifié à 12h11, le 06 avril 2017

La colère de Nicolas Dupont-Aignan accusé d'être le Christiane Taubira de François Fillon
Nicolas Dupont-Aignan © AFP

C'est une petite musique que l'on entend en ce début du mois d'avril, assumée face caméra par certains soutiens : et si, comme Christiane Taubira en 2002 avec Lionel Jospin, Nicolas Dupont-Aignan siphonnait trop de voix à François Fillon au premier tour de l'élection présidentielle et empêchait le candidat LR d'accéder au second tour ? La crainte est suffisamment forte pour être évoquée par l'entourage de François Fillon. "Voter pour Nicolas Dupont-Aignan, c'est une voix perdue pour l'alternance", jure ainsi Valérie Pécresse dans Paris-Match, ce jeudi 6 avril.

Sur Sud Radio / Public Sénat jeudi, Nicolas Dupont-Aignan répond à ces accusations. Et s'énerve. Beaucoup. Ras-le-bol de se voir charger ainsi. "C'est trop d'honneur. Monsieur Fillon était à 34% dans les sondages au soir de la primaire [plutôt 26%, NLDR]. Il est tombé à 17 ou 18 ou 19, qu'importe. Si c'est moi qui ai fait tomber monsieur Fillon, je pense qu'il se trompe", calcule-t-il. Pour rappel, Nicolas Dupont-Aignan est crédité d'environ 5% des intentions de vote au premier tour.

Pour le président de Debout la France, ces accusations sont des "manœuvres" pour éviter de regarder ses propres défauts. Il lance :

Ce sont des manœuvres politiciennes, c'est chercher un bouc émissaire à sa propre incurie, à sa propre faute morale. Je n'accepte pas cela car moi au contraire, je suis là pour sauver une idée de la France, un gaullisme, une morale publique.

 

Nicolas Dupont-Aignan estime, à l'inverse que c'est François Fillon qui prend "le risque, en se maintenant, de prendre en otage ses électeurs". "C'est monsieur Fillon qui, par un comportement amoral, discrédite la vie politique", ajoute-t-il. On croit la colère terminée. Que nenni. NDA est inarrêtable :

Je vais être très clair ce matin. C'est un peu fort de café d'accuser les autres quand on ne se regarde pas soi-même et ses propres turpitudes. Et je dis aux Républicains qu'ils feraient mieux de me soutenir pour sauver le pays plutôt que de sombrer dans la politique politicienne.

 

Après tout, et si c'était François Fillon qui était la Christiane Taubira de Nicolas Dupont-Aignan et non l'inverse ?

Les deux hommes sont quoi qu'il en soit en guerre ouverte. Mardi soir, lors du débat présidentiel, le président de Debout la France a largement attaqué l'ancien Premier ministre, se prenant deux grosses claques en retour

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