La Cour de cassation valide les écoutes des conversations de Nicolas "Paul Bismuth" Sarkozy avec son avocat

Publié à 14h15, le 22 mars 2016 , Modifié à 15h28, le 22 mars 2016

La Cour de cassation valide les écoutes des conversations de Nicolas "Paul Bismuth" Sarkozy avec son avocat
© AFP

ÇA SE COMPLIQUE - Alors que Nicolas Sarkozy n'a pas encore officiellement lancé sa campagne pour la primaire de la droite, la décision de la Cour de cassation du mardi 22 mars ne va pas lui faciliter les choses. Cette dernière a en effet décidé de valider les écoutes téléphoniques dans l'affaire dans laquelle Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption et trafic d'influence.  

Dans cette affaire, rappelons que l'ancien chef de l'Etat est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir de Gilbert Azibert des informations couvertes par le secret. Et ce, dans le cadre d'une procédure sur la saisie de ses agendas, en marge de l'affaire Bettencourt, dans laquelle il a bénéficié d'un non-lieu. Dans cette affaire, qui fait planer la menace d'un procès sur les ambitions de retour à l'Élysée de l'ancien président, les juges ont terminé leur enquête.

L'avocat de Nicolas Sarkozy a immédiatement réagi à cette décision. Me Patrice Spinosi estime que la procédure est "malade". Il dit à l'AFP : 

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C'est une procédure malade qui va continuer maintenant. Cette décision est susceptible d'entraîner la condamnation de la France à la Cour européenne des droits de l'Homme.

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Si les plus proches de Nicolas Sarkozy, à commencer par son bras droit Frédéric Péchenard, se montraient sereins, certains commencent désormais à douter. Dans les colonnes du journal Le Parisien, mardi 22 mars, un "supporteur" du président de LR s'est dit franchement inquiet pour la suite en cas de validation des écoutes par la Cour de cassation. Il a expliqué au Parisien

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Si cette décision est confirmée en cassation, c'est terrible pour lui. Il va faire campagne avec une grosse épée de Damoclès au-dessus de lui. Un candidat renvoyé en correctionnelle, on n'a jamais vu ça. 

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Nicolas Sarkozy pourrait également être inquiété dans un autre affaire. En effet, l'ancien président a été mis en examen ce mardi 16 février pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Le juge d'instruction en charge du dossier soupçonne que les comptes de campagne de l'ancien chef de l'État aient été truqués pour cacher une explosion du plafond légal des dépenses de 22,5 millions d'euros.

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