La dérobade : nouvel argument anti-Hollande

Publié à 21h59, le 22 avril 2012 , Modifié à 09h44, le 23 avril 2012

La dérobade : nouvel argument anti-Hollande
Nicolas Sarkozy à la Mutualité (Capture d'écran)

Entre ces deux tours, il reste une carte maitresse à Nicolas Sarkozy : le débat. Connu pour maîtriser l'exercice, le Président-candidat et son équipe proposent depuis plusieurs semaines la tenue de trois débats jusqu'au second tour, une première dans l'histoire de la Ve République.

François Hollande a répondu niet. A présent, l'UMP peut accuser le socialiste de se défiler. L'opération "discréditation" a commencé le 22 avril au soir.

  1. "Nul ne pourra se dérober"

    Sur tf1.fr

    Nicolas Sarkozy l'a officialisé dans son discours à la Mutualité : il propose la tenue de trois débats entre les deux-tours :

    Tout doit être débattu, sans hypocrisie, sans esquive sans faux fuyant. C’est pour ça que je propose que 3 débats soient proposés : sur les questions  économiques et sociales, les questions de société et les questions internationales. 

    Les Français ont le droit à la vérité. Nul ne pourra se dérober. 

    Sans surprise - il s'était déjà prononcé sur le sujet - François Hollande a refusé le principe de ces trois débats. Ce qui offre à présent un boulevard à l'UMP pour moquer sa "dérobade". 

    Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas attendu l'annonce de son Président pour attaquer sous cet angle sur le plateau de TF1 :

    Vous ne trouvez pas qu'il y assez de sujets pour mériter deux ou trois débats ? Pourquoi en avoir peur ?

    Sur le même plateau, Nadjat Vallaud-Belkacem a moqué une "boulimie de débat" de Nicolas Sarkozy, comme un "élève qui demande une séance de repêchage".

    Malgré la défense du Parti socialiste, la mission "discréditation" est pourtant belle et bien lancée. On peut prédire que l'UMP jouera sur ce refus de débattre pour pointer les faiblesses et les craintes de François Hollande. 

    Pour mémoire, Nicolas Sarkozy était sorti gagnant de son débat d'entre-deux tours en 2007 face à Ségolène Royal. 

Du rab sur le Lab

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