La leçon de loyauté d'Emmanuel Macron à Manuel Valls : "Il est déjà allé trop loin"

Publié à 23h08, le 27 novembre 2016 , Modifié à 23h08, le 27 novembre 2016

La leçon de loyauté d'Emmanuel Macron à Manuel Valls : "Il est déjà allé trop loin"
© Farouk Batiche / AFP

Emmanuel Macron est parti du gouvernementle 30 août pour se lancer dans la présidentielle. Non sans être resté plusieurs mois au ministère de l’Economie tout en préparant sa candidature, construisant son mouvement politique "En Marche !". Trois mois plus tard, Manuel Valls pourrait lui aussi quitter le navire pour se présenter. Le Premier ministre ne cache guère ses velléités de candidature pour 2017, comme ce dimanche 27 novembre dans le JDD. Dimanche, sur France 2, Emmanuel Macron s’est permis de donner une leçon de loyauté à Manuel Valls. Il a commenté cette situation de plus en plus intenable au sein de l’exécutif :

 

 

"

Bien sûr que non, ce n’est pas tenable. Ce n’est tellement pas tenable que pour ma part lorsque j’ai eu des désaccords je les ai exprimés puis j’ai pris mes responsabilités en quittant le gouvernement. Je considère qu’il est même déjà allé trop loin. Quand on est Premier ministre d’un pays dont on dit qu’il est dans une situation historiquement grave, on ne tient pas ses propos sur le président de la République, c’est tout.

"

En creux, Emmanuel Macron a donc demandé à Manuel Valls de quitter Matignon. Un départ qu’il devrait lui-même décider, a précisé le candidat à la présidentielle du mouvement "En Marche !":

 

 

"

C’est à lui de prendre ses responsabilités, il a sa conscience pour lui comme on le dit dans les personnages de Bernanos et le président aura ses propres discussions avec lui. Je suis très heureux de ne pas être pris dans ce jeu pour ma part.

"

Pour Emmanuel Macron, cette situation politique est "triste pour (son) pays". "Je m’occupe des préoccupations des Français et des réponses que nous apportons", a lancé l’ancien ministre de l’Economie. Qui ne veut toujours pas entendre parler d’une participation à la primaire de la gauche, malgré le succès de la primaire de la droite :

 

 

"

Etre moderne, ce n’est pas forcément suivre toutes les modes car les modes se démodent, c’est d’abord ce qui les caractérisent.

"

Quelques minutes plus tôt, toujours au cours de la soirée électorale consacrée au second tour de la primaire de la droite sur France 2, Arnaud Montebourg avait lui aussi déploré les tensions entre François Hollande et Manuel Valls au sommet de l’Etat. "Dans l’intérêt du pays et de la gauche, je crois que cela doit cesser. Y compris dans l'intérêt de la gauche", avait-il déclaré. "Il ne peut pas être à la fois Premier ministre et candidat contre le président de la République, il y a quelque chose d'impossible".

Du rab sur le Lab

PlusPlus