La loi sur la moralisation de la vie politique ne s'appelle plus "loi de moralisation de la vie politique"

Publié à 15h27, le 01 juin 2017 , Modifié à 15h30, le 01 juin 2017

La loi sur la moralisation de la vie politique ne s'appelle plus "loi de moralisation de la vie politique"
François Bayrou © Capture CNews

Ne l'appelez  plus loi de moralisation de la vie politique. Cette loi est morte et enterrée, enfin du moins ce nom. Ce jeudi 1er juin, lors d'une conférence de presse, François Bayrou annonce que le projet de loi qu'il porte et présentera en conseil des ministres entre les deux tours des législatives portera le nom de "pour la confiance dans notre vie démocratique".

Le garde des Sceaux précise :  

 

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Je veux le préciser d'emblée, il ne s'agit pas de laisser penser que l'on va régler les problèmes de morale individuelle par un texte. La morale est une question personnelle et même un question de conscience personnelle. Chacun en a son idée. On préfère qu'elle soit exigeante que laxiste mais personne ne peut imaginer qu'un texte va rendre tous les acteurs de la vie publiques ni tous les citoyens vertueux. Car les institutions ne sont pas faites pour rendre les hommes vertueux. Mais sachant qu'ils ne le sont pas tous, et même qu'ils ne le sont pas généralement, les institutions sont faites pour éviter que les faiblesses humaines ne contaminent le corps social.

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François Bayrou ajoute que son projet de loi a pour but de "mettre en place des pratiques et des règles qui préservent les citoyens des abus et leur rendent confiance dans la vie démocratiques.

Le ministre de la Justice, sans le citer, rappelle notamment le cas de François Fillon, accusé de pratiques frauduleuses durant la campagne présidentielle et toujours sous le coup d'une mise en examen pour "détournement de fonds public ", "complicité et recel de détournement de fonds publics", "complicité et recel d’abus de bien sociaux", et "manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique". 

Selon Le Canard Enchaîné de ce mercredi 31 mai, ce changement de nom est à mettre au crédit d'Emmanuel Macron. François Bayrou voulait conserver le mot "moralisation". Ce terme "pourrait revenir comme un boomerang", a estimé Edouard Philippe. Le président de la République a fait une synthèse entre les propositions du ministre de la Justice et du Premier ministre. 

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