La ministre de la Justice Nicole Belloubet affirme que la France interviendra en cas de condamnation à mort de djihadistes français en Irak ou en Syrie

Publié à 13h25, le 28 janvier 2018 , Modifié à 14h15, le 28 janvier 2018

La ministre de la Justice Nicole Belloubet affirme que la France interviendra en cas de condamnation à mort de djihadistes français en Irak ou en Syrie
Nicole Belloubet, ministre de la Justice. © Thomas Samson / AFP

Faut-il que les Français ayant rejoint les rangs de Daesh en Irak ou en Syrie soient rapatriés et jugés en France ? Voilà une question qui n'a pas fini d'enflammer les débats, ici, en France.

Invitée du Grand Jury RTL / LCI / Le Figaro, ce dimanche 28 janvier, Nicole Belloubet, garde des Sceaux, a eu à y répondre. La ministre de la Justice insiste tout d'abord sur le fait que les djihadistes français "sont partis de leur propre volonté", mais elle l'assure : en cas de peine de mort, la France interviendra.

Nicole Belloubet déclare :

En tant que ministre de la Justice, je suis évidemment attachée à un procès équitable. Je considère que les règles élémentaires du procès équitable doivent être mises en œuvre. [...] C'est un traitement au cas par cas qui doit être effectué. [...] Bien entendu, s'il y avait une question de peine de mort, l'Etat français interviendrait [...] en négociant avec l'Etat en question.

Les propos de la ministre de la Justice détonnent par rapport à ceux de la ministre des Armées. Florence Parly estimait, le 15 octobre 2017 sur Europe 1, que "s’il y a des djihadistes qui périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux". Plus récemment, elle déclarait :

Les djihadistes n’ont jamais eu d’états d’âme, je ne vois pas pourquoi nous en aurions pour eux.

Ce dimanche, Nicole Belloubet précise par ailleurs que 66 enfants de parents djihadistes sont rentrés en France, que les deux tiers ont moins de cinq ans et que "aucun n'est laissé dans la nature. Ils sont très suivis, judiciarisés."

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