La ministre du Travail Muriel Pénicaud promet d'investir l'argent économisé grâce à la réforme de l'ISF dans un fonds d'aide aux entreprises

Publié à 09h37, le 04 janvier 2018 , Modifié à 10h57, le 04 janvier 2018

La ministre du Travail Muriel Pénicaud promet d'investir l'argent économisé grâce à la réforme de l'ISF dans un fonds d'aide aux entreprises
Muriel Pénicaud © JACQUES DEMARTHON / AFP

C'est l'une, au sein du gouvernement, des grandes gagnantes de la réforme de l'Impôt sur la fortune. Muriel Pénicaud possède un patrimoine de 7,7 millions d'euros, un patrimoine composé pour beaucoup de propriétés immobilières et surtout de contrats d’assurance vie et liquidités. Grâce à la réforme, les produits mobiliers ne seront plus taxés au titre de l'ISF. Résultat : d'après Libération, Muriel Pénicaud économisera 62.000 euros d'impôts par an et paiera 0 euro au titre de l'IFI, l'impôt sur la fortune immobilière

Invitée de France Inter ce jeudi 4 janvier, Muriel Pénicaud explique qu'elle a payé, "à titre personnel", 49.000 euros d'ISF l'an dernier. Mais pas question de venir grossir ses poches : ce qu'elle ne payera plus comme impôt, elle s'engage à l'investir parce que c'est ça la start-up nation. Elle dit :

L'esprit de la réforme de l'ISF, c'est d'encourager l'investissement productif. Donc, cette même somme, je vais l'investir dans des entreprises à travers un fonds – parce qu'en tant que ministre, je n'ai pas le droit d'investir directement dans une entreprise - dans un fonds qui soutient l'économie sociale et solidaire et qui permet donc à des entreprises, à des associations, de créer des emplois, d'être inclusifs. C'est la logique de cette réforme.

Et Muriel Pénicaud d'estimer que ça n'aurait, selon elle, "pas de sens" de garder cet argent pour elle. "J'ai bien gagné ma vie. J'utilise cet argent pour d'autres choses", dit-elle ajoutant qu'elle fait "du mécénat avec de jeunes artistes engagés sur le plan social, en art social".

Muriel Pénicaud n'est pas la seule au gouvernement, selon Libération, à bénéficier financièrement de la réforme de l'ISF. Son collègue Nicolas Hulot économise pour sa part une peu plus de 10.000 euros par an, François Nyssen un peu plus de 3.000 euros. 

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