La mise en garde d’Arnaud Montebourg à Manuel Valls : "Macron va te tuer"

Publié à 18h02, le 11 avril 2016 , Modifié à 18h10, le 11 avril 2016

La mise en garde d’Arnaud Montebourg à Manuel Valls : "Macron va te tuer"
Arnaud Montebourg à Manuel Valls : "Macron va te piquer ton positionnement sur la modernité et il ne te restera rien". © PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Victor Dhollande-Monnier

FAIS GAFFE, MANU - Il est l’homme qui monte, qui monte, qui monte. Le 6 avril dernier, Emmanuel Macron a même décidé de lancer son mouvement politique, "ni à droite, ni à gauche", mais "En marche". Sa percée dans les sondages oblige désormais tous les ministres à commenter le *cas* Macron. Dernière en date, Myriam El Khomri. Invitée d'Europe 1 lundi 11 avril, la ministre du Travail a minimisé les ambitions de son collègue au gouvernement en expliquant qu'ils faisaient tous deux partie de la "génération Hollande"

Et pourtant, cette ascension, quelqu'un l'avait vue venir avant tout le monde. Dans un livre à paraître le 13 avril et intitulé Emmanuel Macron, le banquier qui voulait être Roi(éditions l’Archipel), François-Xavier Bourmaud retranscrit la mise en garde d’Arnaud Montebourg à Manuel Valls, lors de leur dernier entretien à Matignon. L’ancien ministre du Redressement productif ne voit pas d'un très bon œil la nomination d’Emmanuel Macron à Bercy. Il le dit au Premier ministre :

"

Tu fais une connerie, il va te tuer. Il va te piquer ton positionnement sur la modernité et il ne te restera rien. 

"

Dans Emmanuel Macron, le banquier qui voulait être Roi, on apprend également que lors du remaniement du 31 mars 2014, Manuel Valls a proposé à François Hollande de nommer Emmanuel Macron secrétaire d’Etat au Budget, poste dont rêvait ce dernier. François Hollande a refusé. Quelques mois, il le nommera pourtant à Bercy en remplacement d’Arnaud Montebourg.

L’auteur de cette biographie, François-Xavier Bourmaud, raconte qu’à l’époque, Manuel Valls n’avait pas senti "le danger que représentait" Emmanuel Macron. Aujourd’hui, la vision du Premier ministre a certainement changé…

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