L'argument bidon du député LREM Bruno Bonnell pour défendre l'optimisation fiscale

Publié à 08h54, le 08 novembre 2017 , Modifié à 08h54, le 08 novembre 2017

L'argument bidon du député LREM Bruno Bonnell pour défendre l'optimisation fiscale
Bruno Bonnell © Capture d'écran RTL

Optimisation fiscale. Depuis les révélations des Paradise Papers, on ne parle plus que de ça. Et l'on entend que cela n'a rien à voir avec l'évasion fiscale – illégale – alors que l'optimisation, elle, est autorisée. Il faut bien faire attention à différencier les deux, répète ce mercredi 8 novembre Bruno Bonnell, sur RTL.

Le député La République en Marche du Rhône l'assure : l'optimisation fiscale, c'est très bien. Tout est une question de mentalité et comme en France, on n'aime pas les winners, on déteste l'optimisation fiscale. CFQD.

Bruno Bonnell dit :

Le mot 'optimisation', il est positif. Quand on optimise, par exemple, son énergie, on est quelqu'un de bien. Par contre, quand on rajoute le mot 'fiscal', là on est quelqu'un de mal. Et c'est intéressant parce qu'on mélange tout : l'optimisation fiscale n'est pas de la fraude fiscale. Aux États-Unis par exemple, on demande à un chef d'entreprise, à un CEO, d'optimiser complètement les taxes qu'il doit payer. C'est une philosophie.

 

Bruno Bonnell compare donc baisse des dépenses d'énergie et baisse des impôts. Et lorsque la journaliste Elizabeth Martichoux demande à Bruno Bonnell si l'impôt est une dépense comme une autre qu'il faut réduire par tous les moyens possibles, l'élu LREM répond, sans hésiter :

Mais évidemment.

 

Le député LREM, qui dans une autre vie fut, notamment, PDG de la société de jeux vidéo Atari, est bien placé pour en parler. Il a été accusé, durant la campagne des législatives, d'avoir procédé à quelques petits arrangements fiscaux. Selon Mediacités, Bruno Bonnell avait restructuré son patrimoine pour échapper à l’ISF et à  l’impôt sur le revenu pendant deux ans.

Il refuse donc que l'on se place sur le terrain de la "morale" mais uniquement sur celui de la légalité. "Au nom de la morale, on a fait beaucoup de bêtise. Il faut donc faire très attention à ce claim. Personne n'a l'exclusivité de la morale. Quand on est dans un État de droit avec des règles, en entreprise, il faut jouer ces règles", dit-il avant de proposer une solution : "faire de l'Europe un bloc fiscal cohérent". 

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