L’argument massue de Nicolas Sarkozy sur le burkini : si on ne l’interdit pas maintenant, il y en aura partout dans dix ans

Publié à 21h22, le 24 août 2016 , Modifié à 21h22, le 24 août 2016

L’argument massue de Nicolas Sarkozy sur le burkini : si on ne l’interdit pas maintenant, il y en aura partout dans dix ans
© Montage Le Lab via captures d'écran TF1

BURKINI PARTOUT - Nicolas Sarkozy sera en meeting jeudi 25 août à Châteaurenard pour le lancement officiel de sa campagne pour la primaire de la droite. Et il y a de fortes chances pour qu’il explique que le burkini est une "provocation" et qu’il faut l’interdire car, si on ne le fait pas maintenant, dans dix ans, les jeunes filles seront obligées de porter cette tenue de bain qui recouvre l’ensemble du corps.

Comment le devine-t-on ? C’est ce qu’il a déjà répété mot pour mot d’abord dans le Figaro magazine, puis sur le plateau du 20h de TF1 ce mercredi 24 août. Alors que plus de 30 communes littorales ont pris des arrêtés dits "anti-burkini", le 13ème candidat à la primaire de la droite souhaite, lui, une loi "pour que la règle soit claire". Face à Gilles Bouleau, l’ex-Président a d’abord développé sa proposition :

 

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Sur le territoire de la République, les femmes et les hommes sont tenus d’une égalité stricte. On n’enferme pas les femmes derrière des tissus. L’affaire des burkinis, chacun voit bien que c’est une provocation. Une provocation au service d’un projet d’islam politique, d’islam radicalisé. La meilleure façon d’apaiser les tensions, c’est que soit proscrit tout signe extérieur d’appartenance à une religion.

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Puis s’en suit l’argument massue : si on n’interdit pas dès maintenant le burkini, alors dans dix ans la France sera envahie de burkinis. Ou, plus précisément : les jeunes filles musulmanes seront contraintes de le porter même si elles préfèreraient se vêtir d’un bikini. Au passage, Nicolas Sarkozy en profite pour réaffirmer sa volonté d’interdire le port du voile à l’université - le raisonnement est le même :

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Je pense qu’à l’université, si nous laissons des jeunes filles voilées dans dix ans, celles de confession musulmane qui ne veulent pas porter le voile seront obligées de porter le voile. Si nous laissons le burkini se généraliser, les jeunes filles qui veulent se mettre en bikini ou en maillot de bain - elles ont le droit - seront, par la pression de leur communauté, obligées de prendre une tenue vestimentaire qui ne correspond en rien non seulement au mode de vie français, mais à un principe essentiel chez nous : l’égalité stricte de la femme et de l’homme.

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Dans le Figaro magazine, l’ancien numéro un de LR estime encore que "ne rien faire [contre le burkini], c'est laisser penser que la France apparaît faible et ce serait acter un nouveau recul de la République". Il préconise l’interdiction de "tout signe religieux à l'école mais également à l'université dans l'administration et aussi dans les entreprises".

Du rab sur le Lab

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