Attentats à Paris : l'Assemblée lance un appel à l'unité nationale

Publié à 06h39, le 14 novembre 2015 , Modifié à 11h37, le 14 novembre 2015

Attentats à Paris : l'Assemblée lance un appel à l'unité nationale
L'Assemblée nationale © AFP

L'appel solennel à l'unité nationale a été lancé très rapidement après les attaques qui ont frappé Paris et Saint-Denis, vendredi 13 novembre au soir, faisant au moins 127 morts et 180 blessés. Dans un communiqué commun, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone et tous les présidents de groupe parlementaires - Bruno Le Roux (PS), Christian Jacob (LR), Philippe Vigier (UDI), Roger-Gérard Schwartzenberg (RRDP), Cécile Duflot et Barbara Pompili (EELV), André Chassaigne (GDR) - écrivent :

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Ce soir, une nouvelle fois, la France est endeuillée par la haine et la violence terroristes.



L'Assemblée nationale exprime son effroi et sa solidarité à l'égard des familles des très nombreuses victimes et blessés que nous déplorons.



Nous exprimons la reconnaissance de la Représentation nationale à l'égard du service public de la police, de la gendarmerie, des pompiers et du Samu, pour leur courage et leur dévouement.



Nous en appelons solennellement à l'union nationale pour permettre à notre pays de se rassembler et faire face à cette terrible épreuve.

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Un appel que de nombreux responsables politiques de tous bords ont aussi formulé. La campagne électorale des régionales a été suspendue par tous les partis dans ce même élan.

Prenant la parole depuis l'Élysée peu avant minuit, François Hollande a annoncé la mise en oeuvre de l'état d'urgence et le rétablissement des contrôles aux frontières. Il en a encore appelé à la réaction de la Nation :

 

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Ce que les terroristes veulent, c'est nous faire peur, nous saisir d'effroi. Il y a de quoi avoir peur, il y a l'effroi. Mais il y a face à l'effroi une Nation qui sait se défendre, qui sait mobiliser ses forces, et qui une fois encore saura vaincre les terroristes.

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Plus tard, aux abords de la salle de Bataclan visée par une attaque et une prise d'otages qui ont fait plus de cent morts, le président a ajouté :

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Nous allons mener le combat, il sera impitoyable. 

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