Laurent Wauquiez assure qu’il aurait pu remplacer "sans problème" François Fillon s’il s’était désisté

Publié à 18h14, le 23 mai 2017 , Modifié à 18h14, le 23 mai 2017

Laurent Wauquiez assure qu’il aurait pu remplacer "sans problème" François Fillon s’il s’était désisté
© AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

Après une défaite vient toujours le temps de l’analyse. Les ténors Les Républicains l’ont faite dès le 23 avril, soir de l’élimination de François Fillon au premier tour de la présidentielle. Un mois plus tard, dans les colonnes de Valeurs actuelles (en kiosques le 25 mai), Laurent Wauquiez livre lui aussi les raisons qui, selon lui, ont conduit à l’échec de l’ex-Premier ministre. Mais ce n’est pas tout. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes refait aussi un peu l’histoire.

Aurait-il pu remplacer François Fillon si ce dernier avait renoncé à cause des affaires, se voit-il demander. La réponse est sans ambages :

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Sans problème. J’avais le socle de valeurs nécessaire pour être candidat.

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Laurent Wauquiez ne semble pas tellement être pris au dépourvu par la question, à laquelle il a donc visiblement déjà réfléchi. Le premier vice-président de LR était de toute façon persuadé que la candidature de François Fillon était "mort[e]" :

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Après les costumes, je savais que c’était mort, à cause de chez moi. Sur le terrain, j’ai vu des gens choqués.

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"Tu prends une responsabilité énorme", avait-il mis en garde. S’il ne faisait pas partie des lâcheurs, Laurent Wauquiez n’avait pas forcément fait activement campagne pour François Fillon. Ici, précisant que le candidat LR n’était pas "le mieux placé pour redresser la France", là dénonçant une "purge méthodique" contre les sarkozystes dans l’organigramme de campagne.

L’homme à la parka rouge ne va pas jusqu’à dire qu’il aurait remporté l’élection présidentielle s’il avait remplacé François Fillon. Il n'est pas sûr d’ailleurs que l’héritier de Nicolas Sarkozy aurait fait consensus autour de sa candidature. Dès l’entre-deux-tours, plusieurs cadres comme Jean-Pierre Raffarin ou Jean-François Copé avaient contesté la légitimité de Laurent Wauquiez comme leader de LR parce qu’il avait "prôné le vote blanc".





[BONUS TRACK]

Laurent Wauquiez assume totalement son positionnement très droitier, malgré les critiques internes à son parti. Il s’amuse même de la "haine" qu’il suscite chez certains interlocuteurs, comme le rapporte Valeurs actuelles :

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C’est un processus d’émancipation intellectuelle. Il faut assumer de lire de la haine dans les yeux sur les plateaux de télévision.

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