Le bras droit de Macron Richard Ferrand obligé de se mettre en retrait de la présidence du groupe PS de la région Bretagne

Publié à 15h21, le 21 novembre 2016 , Modifié à 15h21, le 21 novembre 2016

Le bras droit de Macron Richard Ferrand obligé de se mettre en retrait de la présidence du groupe PS de la région Bretagne
Le député PS Richard Ferrand (à droite) avec Emmanuel Macron. © FRED TANNEAU / AFP

En théorie, il est possible de militer au PS et d’être adhérent à "En Marche", comme Le Lab vous l’avait démontré au lendemain de la création du mouvement d'Emmanuel Macron. Les statuts du parti de la rue de Solférino le permettent. En pratique, c’est un peu différent, en particulier lorsque cela concerne un haut gradé… dans les deux mouvements à la fois.

Richard Ferrand en a fait les frais. Président du groupe PS de la région Bretagne, il est aussi bras droit d’Emmanuel Macron, qui s’est déclaré candidat à la présidentielle le 16 novembre. Le Mensuel de Rennes révèle, lundi 21 novembre, que le député du Finistère "a été poussé vers la sortie par des conseillers régionaux socialistes" qui ont demandé à Jean-Yves Le Drian, patron de la région, de "clarifier la situation".

Ce que l’intéressé a confirmé sur son blog, quelques heures plus tard, dans une note intitulée "une parenthèse" :

 

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J'ai à chaque étape de ces choix tenu informé Jean-Yves Le Drian (ministre de la Défense et président de la région, ndlr). En plein accord, nous avons jugé qu'il convenait, jusqu'à fin juin 2017, que je me mette en retrait provisoire de la présidence de notre groupe socialiste et apparenté.e.s.

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De nombreux cadres socialistes cités en off par le Mensuel de Rennes font part de leur agacement face à la double casquette de Richard Ferrand, au motif qu’il roule pour Emmanuel Macron, dont la candidature à l’Élysée est "irrévocable", et dont il faudra "combattre le projet politique" lorsque le PS aura désigné son candidat.

Un mois avant la déclaration *surprise* de candidature d’Emmanuel Macron, Richard Ferrand avait lancé un appel du pied aux responsables politiques tentés de rejoindre "En Marche". "Il serait temps que les parlementaires progressistes nous rejoignent s’ils ne veulent pas rater le train de l’histoire", avait déclaré le Finistérien lors d’un meeting de son champion à Montpellier.

Du rab sur le Lab

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