Le Club de la Presse du Gard dénonce les violences d'un garde du corps de François Fillon contre un photojournaliste

Publié à 15h57, le 04 mars 2017 , Modifié à 15h57, le 04 mars 2017

Le Club de la Presse du Gard dénonce les violences d'un garde du corps de François Fillon contre un photojournaliste
© Capture d'écran Facebook

Les faits se sont déroulés jeudi 2 mars, au lendemain de l'annonce de François Fillon de maintenir sa candidature à la présidence de la République malgré sa convocation, le 15 mars, par les juges en vue de sa mise en examen. A Nîmes, en marge du meeting du candidat de LR, le photojournaliste de Getty Images Patrick Aventurier a été frappé à deux reprises par l'un des gardes du corps de l'ancien Premier ministre, comme il le raconte lui-même sur Facebook.

Vendredi, le Club de la Presse du Gard et le Club de la Presse du Languedoc-Roussillon ont dénoncé d'une même voix ses violences. Dans un communiqué, ils écrivent :

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Le Club de la Presse du Gard et le Club de la Presse du Languedoc-Roussillon adressent leur soutien à Patrick Aventurier et invitent les responsables politiques et leurs collaborateurs au respect du travail des journalistes.

 

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Et le Club de la presse du Languedoc-Roussillon de rappeler qu'il dénonçait, déjà, fin février, "plusieurs agressions à l’encontre de journalistes de la région".

Vendredi, sur Facebook, Patrick Aventurier a publié plusieurs photos qu'il décrit lui–même comme "ratées". Il raconte :

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C'est la première fois en 35 ans de photojournalisme que je me fais frapper à deux reprises par un garde du corps d'un homme politique.

 

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Le photojournaliste précise avoir voulu photographier François Fillon "avec une jeune fille après le meeting de Nîmes", jeudi. "Une grande partie du meeting de Fillon n'a été qu'un déversement de haine contre la justice et la presse, ce qui a dû rendre fou son garde du corps", ajoute-t-il. 

Photos de Patrick Aventurier/Getty-Images

Depuis le début de l'affaire Fillon et les révélations du Canard Enchaîné concernant Penelope Fillon, les journalistes sont régulièrement visés par certains responsables politiques, accusés d’orchestrer une campagne contre le candidat LR. 

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