Le FN Louis Aliot défend le gouvernement, accusé de vouloir durcir la politique d'immigration

Publié à 10h35, le 19 décembre 2017 , Modifié à 10h59, le 19 décembre 2017

Le FN Louis Aliot défend le gouvernement, accusé de vouloir durcir la politique d'immigration
Louis Aliot © Capture d'écran BFMTV

Le début de l'année 2018 sera politiquement marqué par le projet de loi sur l'immigration présenté par le gouvernement. Les contours de ce projet de loi sont encore flous mais tout laisse à penser que l'on se dirige vers un durcissement de la politique migratoire en France.

Plusieurs éléments l'indiquent : la hausse des objectifs d'expulsion, des contrôles dans les centres d'hébergement – ce que dément le député LREM du Val d'Oise Aurélien Taché, chargé par le Premier ministre d'une mission sur la refonte de la politique d'intégration – ou encore les lacération des toiles de tentes de réfugiés après le démantèlement d'un camp, porte de La Chapelle à Paris, le 11 décembre dernier.

Pas de quoi inquiéter Louis Aliot qui, bien qu'opposant FN, apporte un soutien indirect au gouvernement. Invité de BFMTV ce mardi 19 décembre, le vice-président frontiste assure :

 

Il faudrait quand même dénoncer un certain nombre d'associations qui elles, manipulent les chiffres, manipulent les esprits, et tentent de faire croire par de la propagande tout simplement que l'État, tout d'un coup, devient un État policier et va persécuter des demandeurs du droit d'asile ou des réfugiés ou des migrants. C'est proprement scandaleux !

Et Louis Aliot d'approuver l'initiative de place Beauvau d'envoyer des équipes administratives recenser les occupants des centres d'hébergement d'urgence. "Et pourquoi on ne les recenserait pas ?" estime Louis Aliot. Il ajoute :

Quand vous allez à l'école, vous êtes recensés. La France recense sa population. Pourquoi on ne recenserait pas ces centres d'accueil ? Parce qu'il y a des associations politisées dedans, qui vivent avec l'argent du contribuable français et qui font une politique qui va à l'encontre de l'intérêt national.

 

On comprend donc que, du point de vue de l'immigration, Louis Aliot semble être plutôt proche de la ligne gouvernementale. "Ce qu'il y a d'intéressant dans ce projet, c'est qu'il pose le problème de l'immigration, de la gestion des flux migratoires et de la manière qu'on y répond".

Dans un communiqué diffusé lundi, le FN "se félicite que le problème majeur de l’immigration soit posé". "Il y voit une victoire politique. Il participera à ce débat essentiel avec l’intention de mettre en lumière le désastre pour tout le monde de ces transferts massifs de populations", ajoute le parti. 

Un joli soutien qui pourrait ne pas être superflu. Car, du côté de la majorité parlementaire, tout le monde n'est pas sur la même longueur d'onde et certains députés LREM semblent déjà opposés à un durcissement de la législation. "Le manque d’intégration des réfugiés est le vrai scandale… Notre politique d’intégration n’est pas au niveau d’une grande nation", dénonçait par exemple le député de Paris Stanislas Guerini, le 11 décembre, dans le journal L’Opinion

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